Wall Street finit en baisse avec le pétrole et Intel

le
0
    * Le Dow perd 2,39%, le S&P-500 2,16% et le Nasdaq 2,74% 
    * Le pétrole replonge et entraîne le secteur de l'énergie 
    * Intel déçoit, les valeurs technologiques pénalisées 
 
    par Noel Randewich 
    NEW YORK, 15 janvier (Reuters) - La Bourse de New York a 
fortement baissé vendredi avant de fermer pour trois jours, 
retombant à des plus bas depuis août dernier dans un climat de 
forte volatilité en raison de la poursuite de la chute des cours 
du pétrole et d'une série d'indicateurs économiques décevants. 
    Les résultats d'entreprises, qui débutent à peine, ont 
renforcé le pessimisme ambiant, en premier lieu ceux d'Intel 
 INTC.O , qui a entraîné l'ensemble du secteur technologique, 
composante essentielle du Nasdaq. 
    Wall Street a néanmoins limité ses pertes en deuxième partie 
de séance, alors que le Dow Jones a un temps perdu plus de 500 
points et que le S&P-500 a touché un plus bas depuis octobre 
2014. 
    Avant un week-end prolongé, Wall Street étant fermée lundi, 
jour férié aux Etats-Unis en hommage à Martin Luther King, 
l'indice Dow Jones  .DJI  des 30 grandes valeurs a finalement 
abandonné 2,39% (390,97 points) à 15.988,08. 
    Le Standard & Poor's 500  .SPX , principale référence de 
nombreux gérants, a cédé 41,55 points (-2,16%) à 1.880,29, plus 
bas de clôture depuis le 25 août, et le Nasdaq Composite  .IXIC  
a reculé de 126,59 points (-2,74%) à 4.488,42. 
    Sur la semaine, le Dow et le S&P-500 sont en baisse de 2,2% 
et le Nasdaq de 3,3%. 
    La saignée a été générale vendredi puisque l'indice Russell 
2000 des petites capitalisations  .RUT  a perdu jusqu'à 3,5%, 
sombrant à des niveaux plus atteints depuis juillet 2013. 
    Avec un Brent  LCOc1  passé provisoirement sous les 29 
dollars le baril et un brut léger américain  CLc1  à peine plus 
haut, les cours du pétrole sont désormais en recul de plus de 
20% depuis le début de l'année, soit la baisse la plus prononcée 
en deux semaines depuis la crise financière de 2008, le 
déséquilibre entre l'offre et la demande paraissant s'aggraver 
sans cesse.   
    Plusieurs indicateurs publiés vendredi sont en outre venus 
accréditer le scénario d'un ralentissement marqué de la 
croissance aux Etats-Unis au quatrième trimestre. 
    Les ventes au détail ont ainsi reculé au mois de décembre 
 ID:nL8N14Z2NW ; la production industrielle a baissé de 0,4% le 
mois dernier  ; et les stocks des entreprises ont 
diminué de 0,2% en novembre  . 
    "Quand nous avons commencé l'année, nous étions au carrefour 
de l'inquiétude et de l'optimisme et clairement, nous nous 
sommes assez rapidement engagés dans la voie de l'inquiétude", 
dit Dan Farley, responsable de la stratégie d'investissement 
régional chez US Bank Wealth Management à Minneapolis. 
     
    COUVERTURES DE POSITIONS 
    L'indice CBOE de la volatilité  .VIX , qualifié d'indice de 
la peur à Wall Street, a bondi de près de 30% pour atteindre un 
pic depuis septembre dernier, à 30,95, avant de revenir à 27,02 
(+12,82%), alors que les investisseurs ne cessent d'ajuster 
leurs convertures de positions dans un marché baissier. 
    Tous les indices sectoriels du S&P-500 ont fini nettement 
dans le rouge. 
    Les valeurs de l'énergie  .SPNY  (-2,87%) ont logiquement 
souffert et les compagnies Williams Companies  WMB.N , CONSOL 
Energy  CNX.N  et Marathon Oil  MRO.N  ont toutes plongé de plus 
de 10%, soit les trois plus fortes baisses du S&P-500. 
    Le secteur le plus pénalisé a néanmoins été celui des 
valeurs technologiques  .SPLRCT  (-3,15%) avec le plongeon de 
9,1% du titre Intel à 29,76 dollars. 
    Le numéro un mondial des semi-conducteurs a publié jeudi des 
résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes 
mais la croissance de son activité très rentable de centres de 
données a ralenti.   
    Microsoft  MSFT.O  a aussi pesé sur le secteur. L'action du 
géant des logiciels a reculé de 3,99% à 50,99 dollars, 
poursuivant ainsi son repli avoir atteint le 29 décembre un pic 
de 15 ans à 56,85 dollars. 
    Le secteur financier  .SPSY  (-2,36%) a également été 
malmené. 
    L'action Citigroup s'est effondrée de 6,41% à 42,47 dollars 
malgré un bénéfice trimestriel en forte hausse sur un an. La 
stratégie définie par Michael Corbat peine toujours à convaincre 
les investisseurs, qui craignent de voir les résultats souffrir 
du ralentissement de la croissance des marchés émergents, sur 
lesquels Citigroup est plus présente que les autres grandes 
banques américaines.   
    Le numéro un du crédit immobilier aux particuliers aux 
Etats-Unis, Wells Fargo  WFC.N , avec une baisse de 0,8% de son 
bénéfice net trimestriel  , et le premier 
gestionnaire d'actifs au monde, BlackRock  BLK.N , avec un 
résultat inférieur aux attentes, ont été sanctionnés en Bourse 
avec des reculs de 3,59% et 4,33% respectivement. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
  
 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant