Wall Street finit dans le désordre, le pétrole pèse

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini dans le désordre mardi, plombée par les valeurs liées à l'énergie dans le sillage du pétrole brut qui a reculé pour la quatrième séance d'affilée, réveillant les inquiétudes sur la demande mondiale, tout en se maintenant près de records historiques atteints ces derniers jours.

Le cours du brut léger américain a poursuivi son repli, tout juste au-dessus des 77 dollars le baril, après la décision de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, de réduire ses tarifs pour les Etats-Unis. Le Brent est à 82,58.

L'indice Dow Jones, qui a connu la semaine dernière sa plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2013, a gagné 17,60 points, soit 0,1%, à 17.383,84, après un petit repli lundi. En revanche, le Standard & Poor's 500, plus large, a perdu de 5,71 points, soit 0,28%, à 2.012,10 et le Nasdaq Composite a cédé 15,27 points, soit 0,33%, à 4.623,64.

L'indice de l'énergie du S&P, le seul des dix grands indices sectoriels en baisse depuis le début de l'année, a perdu 1,93%. L'action Chevron a cédé 1,21%.

La baisse du pétrole "a eu un impact immédiat sur le secteur de l'énergie, bien sûr, mais elle a aussi des conséquences sur le marché dans son ensemble car elle reflète la faiblesse de la demande", souligne John Kosar, directeur de la recherche chez Asbury Research à Chicago. "Avec un marché à des niveaux records, on aimerait voir le pétrole mieux performer, car la demande de pétrole est un signe que l'économie se porte bien."

Aux valeurs, Alibaba a pris 4,19% dans un volume étoffé. Pour ses premiers résultats trimestriels depuis son introduction à Wall Street en septembre, le géant chinois du commerce en ligne a publié mardi un bénéfice net en hausse de 15,5% à 1,11 milliard de dollars (888 millions d'euros), conforme aux attentes sur la période juillet à septembre, et un chiffre d'affaires en hausse de 53,7%.

76% DES SOCIÉTÉS DU S&P ONT FAIT MIEUX QUE PRÉVU AU T3

L'action Office Depot a fait un bond en avant de 24,85% à 6,33 dollars. Le distributeur de fournitures de bureau a renoué avec le profit sur la période juillet-septembre après trois trimestres de pertes et a dans la foulée relevé ses prévisions de résultats pour l'ensemble de l'année.

Du côté des baisses, le cours de l'agence de voyage en ligne Priceline Group a perdu 8,41% à 1.097,70 dollars en raison d'une prévision de résultats inférieure aux attentes de Wall Street pour le quatrième trimestre.

De même, le laboratoire pharmaceutique Regeneron Pharmaceuticals a chuté de 5,79% à 372,39 dollars en raison d'un bénéfice trimestriel moins bon que prévu.

La récent "rally", qui a tiré les deux indices à des records en séance lundi, a été largement favorisé par la bonne tenue des résultats trimestriels. Alors que 78% des sociétés du S&P 500 ont déjà publié leurs comptes, 76% d'entre elles ont fait mieux que prévu, selon les données Thomson Reuters. La proportion moyenne à long terme est de 63%.

Sur le plan macroéconomique, la baisse des commandes à l'industrie américaine pour le deuxième mois d'affilée en septembre a eu peu d'impact sur la tendance, tout comme le déficit commercial des Etats-Unis qui s'est creusé contre toute attente en septembre.

Les investisseurs ont encore paru peu concernés par les élections de mi-mandat aux Etats-Unis mardi, qui pourraient voir les adversaires républicains du président Barack Obama prendre le contrôle total du Congrès.

(Juliette Rouillon pour le service français)

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