Wall Street finit à des records après la Banque du Japon

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Rodrigo Campos et Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en hausse de 1,13% vendredi, le Dow Jones et le S&P 500 ayant terminé à des records, après l'adoption inattendue par la Banque du Japon (BoJ) de nouvelles mesures de soutien à l'économie, quelques jours après la fin du programme de rachat d'actifs de la Réserve fédérale américaine.

Le comité de politique monétaire de la banque centrale japonaise a approuvé vendredi une accélération des achats d'obligations d'Etat japonaises et un triplement des achats de fonds indiciels et de fonds immobiliers.

De son côté, le fonds de pension public japonais GPIF, qui gère quelque 950 milliards d'euros d'actifs, a annoncé qu'il allait plus que doubler la part des actions japonaises et étrangères dans son portefeuille.

L'indice Dow Jones a gagné 195,10 points, soit 1,13%, à 17.390,52 points, un record historique de clôture. Le S&P-500, plus large, a pris 23,40 points, soit 1,17%, à 2.018,05, également un nouveau record de clôture. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 64,60 points (+1,41%) à 4.630,74 points, son plus haut niveau de clôture depuis mars 2000.

Sur la semaine, le Dow Jones a gagné 3,4%, sa plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2013, le S&P a pris 2,7% et le Nasdaq a progressé de 3,3%, et sur le mois d'octobre, les indices affichent des gains de, respectivement, 2%, 2,3% et 3%.

Le marché qui a progressé sur un large front, de nombreux titres ayant touché leurs plus hauts niveaux de l'année.

La Bourse de Tokyo a bondi de 4,83% en réaction à ces décisions et les principales places européennes ont gagné de leur côté entre 1% à 3% en clôture.

"Ce n'est pas seulement l'assouplissement (monétaire de la BoJ), mais aussi l'allocation d'actifs du fonds de pension (GPIF) qui contribue à la hausse bien sûr", souligne Paul Zemsky, responsable de la stratégie d'investissement sur toutes les classes d'actifs chez Voya Investment Management à New York.

"La croissance économique (aux Etats-Unis) semble plutôt vigoureuse, les résultats sont bons. Nous terminerons l'année sûrement plus près des 2.100 points que des 2.000 sur le S&P."

Le moral des ménages américains s'est encore amélioré pour atteindre son plus haut niveau depuis plus de sept ans et la croissance de l'activité manufacturière dans la région de Chicago a accéléré en octobre, tandis que la consommation des ménages américains a reculé en septembre pour la première fois en huit mois.

BONNE SAISON DE RÉSULTATS

Dans ce contexte, la saison des résultats du troisième trimestre a bien commencé: plus de 75% des sociétés de l'indice S&P ayant déjà publié ont annoncé un bénéfice meilleur que prévu, selon les données Thomson Reuters, une performance supérieure à la moyenne de 63% sur les 20 dernières années.

Aux valeurs, Exxon Mobil a gagné 2,39%. La première compagnie pétrolière cotée du monde a publié un bénéfice trimestriel en hausse de 3%, grâce principalement à l'amélioration des performances de ses activités de raffinage.

Son concurrent Chevron a pris 2,35%, après ses propres résultats, eux aussi en hausse.

Citigroup a progressé de 0,72%. La banque a révisé ses résultats du troisième trimestre publiés le 14 octobre pour tenir compte d'une nouvelle provision pour frais juridiques de 600 millions de dollars, signe qu'un accord est probablement en vue avec les autorités britanniques qui enquêtent sur des manipulations présumées de taux de change.

Abbvie, qui a renoncé ce mois-ci à racheter le laboratoire irlandais Shire, a pris 3,73% après un chiffre d'affaires trimestriel bien supérieur au consensus.

Expedia a fait un bond en avant de 5,25%. Le voyagiste en ligne a publié un bénéfice trimestriel en hausse de 50% et bien supérieur aux attentes des analystes financiers.

Le dollar a lui aussi progressé vendredi, ayant touché son plus haut niveau en quatre ans face à un panier de devises de référence et un pic de près de sept face au yen.

Cette hausse du dollar a pesé sur le pétrole, ainsi que sur l'or dont le contrat physique a touché 1.161.25 dollars l'once, en baisse de 3% et à son plus bas niveau depuis juillet 2010.

(Rodrigo Campos et Caroline Valetkevitch, Juliette Rouillon pour le service français, édité par)

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