Wall Street: figé pour conclure un octobre décevant.

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(CercleFinance.com) - Cette ultime séance du mois d'octobre fut largement soporifique, le mois se termine en roue libre avec des indices clôturant le plus près possible du point zéro: le 'S&P' et le Nasdaq terminent inchangés, le Dow Jones s'effrite de -0,1% à l'issue d'une séance où la volatilité fut contenue à 0,3% durant plus de six heures, tous indices confondus.

Cela ressemblait beaucoup à de la 'camisole algorithmique' avec des indices US voyant leurs oscillations tendre progressivement vers le zéro absolu au fil des minutes.

Le mois d'octobre s'avère au mieux insipide mais le plus souvent décevant avec -1,7% pour le S&P500, -2,3% sur le Nasdaq. Le 'Composite' aura néanmoins flirté avec ses records le 7 octobre tandis que le Nasdaq-100 battra le sien le 21 octobre, à 4.910 grâce notamment à Amazon (+1,75%), Facebook (-0,2%) et Alphabet-C (-1,4% ce soir).

Assez curieusement, le VIX s'est tendu de +5,3% vers 17,10, un phénomène peut être purement technique mais qui pourrait également trahir une forme d'inquiétude de Wall Street. Il y en effet a le retour de l'incertitude électorale : les derniers sondages de la semaine passée affirmaient que la présidentielle était pliée, que les 'swing states' avaient majoritairement basculé en faveur d'Hillary, que Trump serait largement battu... mais l'écart se resserre depuis ce weekend. Et ce, depuis la révélation du 'mandat' obtenu par le FBI pour examiner les courriels privés d'Hillary Clinton, la candidate démocrate n'est plus créditée que de 46% d'intentions de vote, contre 45% pour Donald Trump.

Le camp démocrate critique le 'calendrier' et s'interroge sur la légalité de la procédure... alors que le véritable problème, c'est les e-mails non sécurisés, et plus encore les collusions qu'ils révèlent entre l'entourage d'Hillary Clinton et le monde des affaires, sans que le principal mobile soit l'intérêt supérieur des Etats-Unis.

Les chiffres du jour n'ont pas inspiré Wall Street (on pouvait en dire autant du PIB publié vendredi, un chiffre largement biaisé qui ne témoigne pas d'une réelle accélération de la croissance) qui n'a pas réagi lors des différentes publications.

Les dépenses de consommation ont fortement progressé de +0,5% en septembre, en revanche le PMI de Chicago PMI chute de -3,6 points à 50,6, au plus bas depuis le mois de mai, bien en dessous des attentes.

Les indices US ont été soutenus par les valeurs financières mais plombés par les 'Biotechs' (Alexion -3,7%, Regeneron -3%, Amgen -2,8%, Vertex -2,3%) puis par Nike (-3,6%).

Les pétrolières ont pesé sur le S&P500, à part Chevron (+0,9%) et Valero qui prenait +1,1% face à Exxon/Mobil (-1,7%), puis Range Resource -2,1%, Anadarko, Diamond Offshore et Conoco Philips -3,4%, Murphy Oil -3,8%.

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