Wall Street face au défi des indicateurs et des résultats

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WALL STREET À L?ÉPREUVE DES INDICATEURS ET DES RÉSULTATS
WALL STREET À L?ÉPREUVE DES INDICATEURS ET DES RÉSULTATS

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Wall Street pourrait éprouver des difficultés à maintenir son niveau proche d'un plus haut de cinq ans atteint dans l'anticipation puis dans la foulée de l'annonce de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine prises par la Réserve fédérale.

Les indicateurs macro-économiques attendus dans la semaine qui s'ouvre sont en effet susceptibles de confirmer qu'un ralentissement de l'économie américaine est bien à l'oeuvre, évolution qui a peut-être justement conduit la Fed à agir.

Et la "saison des résultats" trimestrielle, qui s'ouvre vers la mi-octobre avec Alcoa, devrait montrer à quel point les sociétés ont souffert d'une conjoncture peu porteuse.

Le 14 septembre, Wall Street avait clôturé à un plus haut depuis décembre 2007, un jour après que la Réserve fédérale a annoncé qu'elle achèterait désormais pour 40 milliards de dollars (31 milliards d'euros) de dette immobilière par mois et qu'elle poursuivrait ses achats de titres sur les marchés jusqu'à ce que le marché du travail s'améliore nettement et sous réserve que l'inflation reste contenue.

Sur la semaine qui vient de se terminer, le Dow Jones n'a perdu que 0,1%, le S&P 500 0,4% et le Nasdaq Composite 0,1%. Depuis le début de l'année, le S&P, indice de référence des gérants de fonds affiche une hausse de 16,1%.

"Le marché est évidemment mûr pour une phase de reflux, mais elle ne devrait cependant pas être trop marquée. Toute indicateur décevant pour déclencher un repli que j'estime à entre 2% et 4%", déclare Peter Cardillo, économiste de marché chez Rockwell Global Capital.

Parmi les indicateurs macro-économiques au menu de la semaine, figurent l'estimation définitive du produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre, les commandes de biens durables (jeudi) ou encore les revenus des ménages (vendredi).

EMBELLIE DANS L'IMMOBILIER

Quelques statistiques immobilières sont également attendues: l'indice S&P/Case-Shiller (mardi), les ventes de maisons neuves (mercredi) et les promesses de ventes (jeudi).

Ces données pourraient confirmer l'embellie enregistrée depuis quelques mois dans le secteur -considéré comme étant essentiel à une reprise durable- qui explique en grande partie le bond de 62,3% de l'indice immobilier PHLX depuis le 31 décembre 2011.

Les avertissements sur résultats lancés la semaine dernière par des entreprises de premier plan tels que FedEx, souvent considéré comme un bon baromètre de l'activité économique, ont conforté l'impression que les performances du troisième trimestre ne seraient pas réjouissantes.

"Nous avons dû digérer une série de pré-annonces plutôt négative", a résume Peter Cardillo.

Les estimations pour les bénéfices du troisième trimestre des composants du S&P 500 ont été revues à la baisse plusieurs fois et les analystes financiers anticipent désormais un recul moyen de 2,2% par rapport à la même période de 2011.

Ce serait le premier recul des bénéfices en trois ans.

Les attentes pour les résultats du troisième trimestre sont les plus pessimistes depuis celles du troisième trimestre 2001, montrent des données Reuters.

"Ce que je redoute, c'est ce que je ne sais pas", déclare Doug Cote, analyste chez ING Investment Management.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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