Wall Street espère dans la Fed et finit en hausse

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LA CLÔTURE DE WALL STREET
LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en hausse vendredi, à de nouveaux plus hauts de quatre ans, après des chiffres de l'emploi pourtant inférieurs aux attentes, cette déception renforçant aux yeux des investisseurs la probabilité de voir la Fed annoncer la semaine prochaine un nouveau plan de soutien à l'économie.

L'économie américaine a créé 96.000 emplois non-agricoles en août selon les chiffres du département du Travail, un chiffre bien inférieur aux estimations (le consensus Reuters le donnait à 125.000) et les révisions des mois précédents ont supprimé 41.000 postes supplémentaires des statistiques.

Parallèlement, si le taux de chômage a baissé à 8,1%, contre 8,3% en juillet, c'est surtout parce qu'un nombre croissant de sans-emploi renoncent à en chercher un, montre l'enquête auprès des ménages sur la base de laquelle est calculé ce taux.

"Ce mauvais rapport sur l'emploi, en termes de postes, de salaires, d'heures travaillées et de participation, est probablement le dernier élément qui manquait à la Fed pour lancer un nouveau cycle d'assouplissement quantitatif la semaine prochaine", estime Joseph Trevisani, responsable de la stratégie de marché de Worldwide Markets.

Le comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale annoncera jeudi ses décisions et les analystes jugent de plus en plus probable qu'elle annonce une troisième vague d'"assouplissement quantitatif" (QE3), en clair l'injection de centaines de milliards de dollars dans l'économie via des rachats de titres sur les marchés.

Cette perspective a permis au S&P d'inscrire un nouveau plus haut de clôture depuis janvier 2008 et au Nasdaq de se stabiliser à un pic de 12 ans.

Comme la veille, le marché a aussi soutenu par la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de lancer un plan de rachat d'obligations pour soulager les pays les plus fragiles de la zone euro.

INTEL ET KRAFT SANCTIONNÉS

L'indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes de la cote new-yorkaise, a fini en hausse de 14,64 points, soit 0,11%, à 13.306,64, après avoir passé la majeure partie de la séance dans le rouge.

Le Standard & Poor's 500, principale référence des gérants de fonds, a progressé de 5,80 points (+0,4%) à 1.437,92 et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a pris 0,61 point (+0,02%) à 3.136,42.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow s'est adjugé 1,65%, le S&P 500 2,23% et le Nasdaq 2,27%. Il s'agit de la meilleure performance hebdomadaire depuis juin pour le S&P et le Nasdaq, depuis juillet pour le Dow Jones.

Les valeurs liées aux matières premières ont profité ce vendredi du feu vert de Pékin à un plan d'investissement de 157 milliards de dollars dans des projets d'infrastructures. Le sidérurgiste AK Steel a ainsi pris 7,64%.

Intel a cédé 3,6% après avoir revu à la baisse sa prévision de chiffre d'affaires pour le trimestre en cours et renoncé à celle évoquée jusqu'à présent pour l'ensemble de l'exercice. Le numéro un mondial des microprocesseurs explique que la demande souffre de la volonté de ses clients de réduire leurs stocks et du ralentissement des achats d'ordinateurs par les entreprises.

Kraft Foods a lui reculé de 5,5% après avoir présenté des prévisions jugées décevantes pour les deux sociétés qui naîtront de sa scission le mois prochain.

Pandora Media, spécialiste de la radio en ligne, a chuté de 16,7% après un article du Wall Street Journal évoquant la volonté d'Apple de lancer un service rival. Le titre du groupe à la pomme a gagné 0,61%.

Wanfeng Zhou, Marc Angrand pour le service français

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