Wall Street encore dopée par l'emploi avec un S&P record

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Yashaswini Swamynathan

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en hausse la première séance de la semaine, avec un indice S&P-500 à un nouveau record, tirant toujours parti d'un vaillant marché de l'emploi tel que l'a révélé la statistique parue vendredi dernier.

Le département du Travail a recensé 287.000 créations de postes le mois dernier, le nombre le plus élevé depuis octobre 2015 et qui a dépassé largement le consensus, après 11.000 seulement en mai.

"Les investisseurs sont à la chasse au rendement parce que de ce point de vue c'est la disette sur le marché obligataire", a dit Andre Bakhos (Janlyn Capital).

"Ils tentent leur chance sur les actions parce qu'on a le sentiment que les marchés américains sont relativement sûrs par rapport à d'autres dans le monde".

Le rendement de l'emprunt américain à 10 ans a monté mais il reste proche de son plus bas record touché après que les Britanniques eurent voté leur départ de l'Union européenne (UE) le 23 juin dernier.

La victoire de la coalition du Premier ministre Shinzo Abe aux élections sénatoriales japonaises et l'accession de la ministre britannique de l'Intérieur Theresa May au poste de Premier ministre ont assoupi certaines des incertitudes politiques qui avaient tourmenté les marchés après la victoire du "oui" au Brexit.

L'indice Dow Jones a pris 80,19 points (0,44%) à 18.226,93 points. Le S&P-500 a gagné 7,26 points (0,34%) à 2.137,16 points, battant le précédent record de clôture qui remontait à mai 2015. Le Nasdaq Composite a avancé de 31,88 points (0,64%) à 4.988,64 points.

Le S&P-500 se traite à un PER de près de 16,7, au-dessus de la médiane de 10 ans de 14,7, selon des données StarMine.

"Je pense que le marché a atteint un point de valorisation qui est extrême", a dit James Abate (Centre Asset Management).

Pour ce qui est des semaines à venir, l'évolution de Wall Street dépendra largement de la qualité des résultats de sociétés trimestriels qui vont déferler à partir de cette semaine, et dont, comme de coutume, l'aluminier Alcoa a donné le coup d'envoi ce lundi après la clôture, et dont l'action gagnait 5% en après-Bourse en réaction à ses résultats.

Les bénéfices des sociétés du S&P-500 sont attendus en baisse de 4,8% au deuxième trimestre, alors que ceux du premier trimestre avaient diminué de 5%, selon des données de Thomson Reuters.

Les déclarations des dirigeants de sociétés seront examinées à la loupe, et surtout ceux du secteur bancaire et toute référence aux retombées du Brexit sera sans doute exploitée.

En dépit de la très solide statistique de l'emploi, le marché pense que la Réserve fédérale restera circonspecte pour ce qui est de remonter les taux d'intérêt. Les traders n'évaluent qu'à 27% la probabilité d'un resserrement monétaire en décembre, selon le site FedWatch de CME Group. La prochaine réunion de la Fed sera les 26 et 27 juillet.

Aux valeurs, Twitter a cédé 2%, victime de l'abaissement d'"achat" à "neutre" de la recommandation de l'intermédiaire Suntrust Robinson.

Tesla Motors, sous le coup d'une enquête de la sécurité routière américaine après l'accident fatal survenu à un automobilste, a avancé de 3,7%, son directeur général Elon Musk ayant fait part de son intention de publier sous peu de nouvelles informations sur ses projets.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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