Wall Street en léger repli avec la Grèce et l'emploi aux USA

le , mis à jour à 22:30
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par Sinead Carew

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en légère baisse jeudi, interrompant une série de deux séances de hausses consécutives, sous le coup des inquiétudes sur la Grèce et de chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de juin moins bons que prévu.

L'indice Dow Jones a ainsi cédé 0,16%, soit 27,80 points, à 17.730,11. Le S&P-500, plus large, a perdu 0,64 point, soit 0,03%, à 2.076,78. Et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 3,91 points (-0,08%) à 5.009,21.

Sur l'ensemble d'une semaine écourtée en raison de la fermeture de Wall Street vendredi pour cause de jour férié lie à la fête de l'indépendance, le Dow a cédé 1,2%, le S&P 1,2% et le Nasdaq 1,40%, les trois indices accusant leur deuxième repli hebdomadaire d'affilée.

Sur une semaine, le S&P 500 et le Dow Jones connaissent ainsi leur baisse la plus marquée depuis respectivement mars et avril.

La confrontation entre Athènes et ses partenaires de la zone euro s'est poursuivie jeudi, à l'approche du référendum de dimanche pour lequel le Premier ministre grec Alexis Tsipras a réitéré son appel à voter "non" aux propositions des créanciers de la Grèce, son pays faisant, à l'en croire, l'objet d'un "chantage".

La France et le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem ont dit qu'un accord pour sauver la Grèce de la faillite était possible si les électeurs se prononçaient en faveur du "oui" dimanche. Pour Jeroen Dijsselbloem, une victoire du "non" placerait la Grèce mais aussi l'Europe "dans une position très difficile".

De son côté, le Fonds monétaire international (FMI), qui fait partie des créanciers de la Grèce, a estimé que le pays aurait besoin d'une prolongation des prêts accordés par l'Union européenne et d'une vaste annulation de dette si sa croissance économique est moins forte que prévu et si certaines réformes ne sont pas mises en oeuvre.

BAISSE DU DOLLAR

Même si Wall Street réagit de façon moins épidermique que les places européennes aux évolutions du dossier grec, la baisse sur l'ensemble de la semaine s'explique par le net recul de lundi, journée de pessimisme généralisé des intervenants de marché sur la Grèce.

La cote a également été plombée par des créations d'emplois -- 223.000 -- au mois de juin inférieures aux attentes et l'annonce de révisions à la baisse de celles des deux mois précédents.

Le salaire horaire moyen est lui resté inchangé par rapport à mai, ce qui limite sa hausse sur un an à 2,0%.

La Réserve fédérale, dont le double mission est d'assurer la stabilité des prix et d'arriver à une situation de plein emploi, regarde de très près toutes les données relatives au marché du travail pour déterminer sa politique monétaire.

Le fait que les données de juin sont un peu moins bonnes que prévu affaiblit l'hypothèse d'un relèvement des taux d'intérêt américains par la Réserve fédérale dès le mois de septembre.

Le cas échéant, ceci devrait soutenir le marché actions puisque l'envolée de Wall Street sur les trois dernières s'explique essentiellement par une politique monétaire très accommodante.

En revanche, la possibilité de voir un premier tour de vis monétaire s'éloigner dans le temps a pesé sur le dollar.

Du côté des valeurs individuelles, le titre Western Union a chuté de 6,86% à 18,99 dollars, accusant la plus forte baisse du S&P 500, le rachat du fournisseur de transferts d'argent numériques Xoom par PayPal, la division paiement d'eBay, étant vu comme une menace pour le groupe.

L'action Xoom a de son côté bondi de 21,01% à 25,05 dollars.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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