Wall Street en hausse avec le PIB, prudence sur la Syrie

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en hausse jeudi pour une deuxième séance consécutive, favorisée par la nette accélération de la croissance aux Etats-Unis au deuxième trimestre et par la perspective d'une grosse opération entre Vodafone et Verizon dans les télécoms.

Le report apparent des frappes internationales contre Damas a aussi soutenu la tendance même si les incertitudes sur la crise syrienne ont limité la progression les indices.

Le Dow Jones des 30 industrielles a gagné 16,44 points, soit 0,11%, à 14.840,95 points, loin d'un plus haut du jour de 14.916 points. Le Standard & Poor's 500 a pris 0,20% à 1.638,17 points, revenant juste sous le niveau technique des 1.638,98 points -correspondant à sa moyenne mobile des 100 derniers jours- qu'il avait franchi en séance.

Le Nasdaq Composite a avancé plus franchement de 26,95 points (0,75%) à 3.620,30 points.

Le département du Commerce a revu en forte hausse son estimation de la croissance au deuxième trimestre, à 2,5% en rythme annuel au lieu de 1,7% annoncé il y a un mois, un chiffre meilleur que prévu qui marque une nette accélération après la hausse de 1,1% du PIB sur les trois premiers mois de l'année.

Avec la dernière enquête ADP laissant entrevoir de solides créations d'emplois en août -la statistique sera publiée le 6 septembre- ces données jettent pour le reste de l'année de solides fondations qui pourraient amener la Réserve fédérale à ralentir ses mesures de soutien à l'activité.

Les statistiques "confirment la reprise, ce qui est bon pour les actifs à risques et pour la croissance future", déclare Joe Tanious, stratège chez J.P. Morgan Funds à New York. "Et la réaction positive du marché montre que les investisseurs sont plus à l'aise avec l'idée d'un début de retrait des injections de liquidités de la Fed."

Les investisseurs sont par ailleurs restés attentifs aux derniers développements de la crise syrienne alors que les cinq membres du Conseil de sécurité des Nations unies se réunissaient de nouveau pour discuter de l'attaque présumée au gaz toxique du 21 août dans la banlieue de Damas.

Après une première réunion infructueuse mercredi, les puissances occidentales ont semblé temporiser, le président Obama disant n'avoir pris "aucune décision" tandis que Londres et Paris ne pressaient plus en faveur d'une action rapide.

"Il reste beaucoup d'incertitudes mais le marché a été encouragé par le fait que les puissances occidentales aient semblé prendre un peu de distance", rapporte Peter Jankovskis, chez OakBrook Investments à Lisle (Illinois).

VODAFONE BONDIT DE 8%

Sur le front des valeurs, le titre coté à New York de Vodafone Group a bondi de 8,1% tandis que Verizon Communications, composante du Dow, s'est octroyé 2,7%. Le groupe britannique de télécoms sa confirmé être en discussions avec Verizon en vue d'une vente de sa participation de 45% dans leur coentreprise américaine Verizon Wireless, une opération dont le montant pourrait atteindre les 130 milliards de dollars.

Dans le secteur aérien, US Airways Group, American Airlines et le département américain de la Justice se sont dit ouverts à un arrangement après l'annonce choc, à la mi-août, de l'opposition du gouvernement à la fusion des deux transporteurs. US Airways a pris 4,04%.

Egalement en vue, les constructeurs de maisons ont rebondi après leur récent passage à vide, à l'image de Lennar (+3,2%) ou PulteGroup (+3,1%). L'indice PHLX du secteur s'est octroyé 1,7%.

Parmi les valeurs de second rang, l'enseigne de prêt-à-porter Guess a bondi de 12,9% en réaction à des résultats trimestriels meilleurs que prévu qui tranchent avec les difficultés dont ont fait état d'autres entreprises du secteur comme Abercrombie & Fitch ou Aeropostale.

A la baisse, Campbell Soup, le numéro un mondial des soupes, a reculé de 3,1% après la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux attentes.

Les titres de McDonald's (-0,5%), Burger King (-0,9%) et Wendy's (+0,3%) n'ont en revanche guère réagi au mouvement de grève qui prend de l'ampleur contre les bas salaires dans les "fast-foods" américains.

Ryan Vlastelica et Rodrigo Campos, Véronique Tison pour le service français

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