Wall Street devrait tourner au ralenti

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WALL STREET DEVRAIT TOURNER AU RALENTI
WALL STREET DEVRAIT TOURNER AU RALENTI

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Maintenant que les chiffres de l'emploi du mois de juillet ont été publiés et que la saison des résultats est déjà largement entamée, l'activité sur Wall Street devrait être plus atone dans la semaine qui vient.

Sur les 391 composants du S&P 500 qui ont déjà publié leurs chiffres trimestriels, 67,8% ont fait mieux que prévu, un ratio conforme à celui des quatre trimestres précédents.

Ceci étant dit, si les performances du deuxième trimestre ont dans leur ensemble été bien accueillies, les révisions à la baisse des prévisions annoncées par certaines entreprises - dont par exemple Caterpillar et IBM - ne sont pas forcément de bon augure pour le reste de l'année.

En attendant, le Dow Jones et le S&P 500 ont encore inscrits des records de clôture vendredi et les deux indices sont en hausse de plus de 19% depuis le début de l'année.

Le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, a déjà changé de centaine à deux reprises depuis le 31 décembre 2012, franchissant les 1.600 et les 1.700 points. La dernière fois qu'une telle série avait été enregistrée sur une année remonte à 1998, quand le S&P avait passé les 1.000, 1.100 et 1.200 points, souligne Howard Silverblatt, analyste spécialisé dans les indices.

Les données concernant l'emploi aux Etats-Unis figurent parmi les statistiques les plus suivies, ne fût-ce que parce qu'elles conditionnent en partie l'action de la Réserve fédérale américaine.

Le secteur non-agricole a créé moins d'emplois que prévu au mois de juillet sans empêcher le taux de chômage de reculer davantage que ce que prédisaient les économistes, ce qui pourrait inciter la Réserve fédérale à la prudence dans la mise au point du calendrier de la baisse de ses rachats d'actifs.

Au total, 162.000 emplois ont été créés en dehors du secteur agricole, un chiffre bien inférieur aux 184.000 prévus. Qui plus est, les chiffres des créations de mai et juin, auparavant estimés à 195.000 chacun, ont été revus en baisse, respectivement à 176.000 et 188.000.

Parallèlement, le taux de chômage a diminué davantage que ce qui était prévu, à 7,4%, contre 7,6% en juin, alors que les économistes anticipaient 7,5%.

Le programme macro-économique de la semaine à venir est mince par rapport à celle qui vient de passer, seul l'indice ISM non-manufacturier (lundi) et les inscriptions hebdomadaires au chômage (jeudi) étant susceptibles de retenir l'attention des investisseurs.

Ces derniers seront évidemment à l'affût à toute précision supplémentaire sur le calendrier du dénouement du programme de soutien de la Fed à l'économie, qui est le principal, voire le seul, facteur de hausse de Wall Street depuis le début de l'année.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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