Wall Street devrait profiter de l'aide à l'Espagne

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Wall Street devrait profiter de l'aide à l'Espagne
Wall Street devrait profiter de l'aide à l'Espagne

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Après avoir enregistré la semaine dernière sa meilleure performance hebdomadaire de 2012, Wall Street devrait poursuivre sur sa lancée après que les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de prêter jusqu'à 100 milliards d'euros à l'Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques en difficulté.

L'ampleur de la somme mise de côté devrait dissiper, du moins pour un moment, les nuages noirs qui s'étaient accumulés ces dernières semaines au-dessus des marchés financiers, les investisseurs ayant redouté un moment que la zone euro n'allait pas survivre à une crise bancaire espagnole et à une possible sortie de l'Union économique et monétaire (UEM) de la Grèce.

L'Espagne a dit vouloir bénéficier d'une aide pour ses banques mais sans en préciser le montant exact tant que l'évaluation des besoins de recapitalisation du système bancaire espagnol par deux cabinets de consultants indépendants, Oliver Wyman et Roland Berger, n'aura pas été publiée, ce qui doit intervenir avant le 21 juin.

Certains auraient aimé que le montant exact de l'aide à l'Espagne -ainsi que la provenance des sommes- soient connus avant les élections législatives grecques du 17 juin, qui pourraient in fine se traduire par une sortie d'Athènes de la zone euro si ce scrutin ne parvient pas à faire émerger une majorité soutenant les mesures d'austérité liées au deuxième plan de sauvetage du pays.

"Ceci est une étape importante pour éviter toute contagion", a toutefois estimé Tim Speiss, partenaire chez EisnerAmper.

"La somme est assez conséquente, plus élevée que prévu. Même si nous avons besoin de davantage de détails, ce plan devrait apaiser les craintes sur le court terme."

A l'issue d'une conférence téléphonique de plus deux heures et demie entre les grands argentiers de la zone euro dans un climat qualifié de tendu par plusieurs sources, l'Eurogroupe et Madrid ont déclaré que le montant de l'aide serait suffisamment conséquent pour dissiper les doutes.

Pour Wall Street, tout élément susceptible d'apaiser les inquiétudes relatives à la zone euro est bon à prendre. Sur le mois de mai, le S&P 500 avait chuté de 6,3% dans la foulée de l'impasse politique grecque et d'un éclatement au grand jour de la crise bancaire espagnole, avec la nationalisation de Bankia, quatrième établissement du pays.

MAUVAISES NOUVELLES EN PROVENANCE DE CHINE

L'Europe n'est pas la seule partie du monde à peser sur Wall Street. Une possible poursuite de la décélération de la croissance économique chinoise -qui est suggérée par la plupart des derniers indicateurs macro-économiques- a également été un facteur négatif pour la place boursière américaine.

A l'exception des chiffres du commerce extérieur, les données publiées au cours du week-end relatives à la production industrielle, aux ventes au détail ou à l'inflation ont toutes été inférieures aux attentes.

Le secteur technologique devrait être en vue cette semaine, avec la conférence annuelle des développeurs de logiciels d'Apple, qui devrait voir le fabricant d'iPhone, d'iPad et d'iMac annoncer le lancement de nouveaux produits susceptibles d'exacerber la concurrence avec Google.

Apple devrait ainsi annoncer sa propre application cartes, voulant ainsi défier Google Maps, très populaire sur l'iPhone. Le groupe devrait également présenter une intégration plus poussée de ses applications iPhone et de son service de stockage de données iCloud à tous produits, poursuivant ainsi la bataille contre Google dans le domaine des logiciels pour smartphones.

Le 1er juin, le S&P 500 est passé sous sa moyenne mobile sur 200 jours, un seuil qui, une fois enfoncé, annonce généralement une accélération de la baisse.

L'indice s'est toutefois ressaisi aussitôt, grâce notamment aux espoirs d'une solution en Europe, pour finir la semaine dernière sur un gain de 3,7% (+3,6% pour le Dow Jones, +4% pour le Nasdaq).

L'agenda des indicateurs macro-économiques pour la semaine à venir comprend les ventes au détail (mercredi), les prix producteurs (mercredi), les prix à la consommation (jeudi), la production industrielle (vendredi) ou encore l'indice préliminaire Thomson Reuters/Université du Michigan sur la confiance des consommateurs (vendredi).

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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  • PurJu.69 le dimanche 10 juin 2012 à 20:36

    PARIS, le 23 Mai ( Reuters ) - * B. N. P. PARIBAS * ( BNPP.PA ) espère Augmenter son Taux de Distribution de DIVIDENDE au-delà de 25 % après l' exercice 2012, a déclaré mercredi le Président de la Banque, Baudouin PROT, la Banque Française avait décidé de ramener la part de ses Profits Distribuée sous forme de DIVIDENDES à 25 % au Titre de l' Exercice 2011, contre un Tiers précédemment.