Wall Street devrait encore réagir aux déclarations de la Fed

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LA TENDANCE DE WALL STREET DEVRAIT ENCORE ÊTRE DICTÉE PAR LA FED
LA TENDANCE DE WALL STREET DEVRAIT ENCORE ÊTRE DICTÉE PAR LA FED

NEW YORK (Reuters) - Comme ce fut le cas lors des dernières semaines, la tendance de Wall Street devrait encore être dictée par la Réserve fédérale, les investisseurs attendant mercredi la publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine pour peaufiner leurs projections en matière de hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis.

Si la place boursière américaine a enregistré six hausses hebdomadaires sur les sept dernières semaines, ramenant le S&P 500 à moins de 3% de son plus haut record de 2.134,72 points inscrit le 20 mai 2015, les trois dernières ont été marquées par un mouvement de yo-yo imprimé par des responsables de la Fed.

Celle qui s'était terminée le 18 mars s'était soldée par un gain de 1,35%, permettant alors au S&P 500 de revenir dans le vert pour la première fois depuis le début de l'année 2016, après que la Fed s'était montrée prudente en termes de perspectives économiques en ne tablant plus que sur deux relèvements de taux cette année.

La politique monétaire encore très accommodante de la Fed, qui a relevé en décembre ses taux pour la première fois en près dix 10 ans, est le principal facteur de hausse de Wall Street ces dernières années, avec un S&P qui a progressé de 129% entre sa clotûre de 2008, au plus fort de la crise financière, et celle de vendredi.

La semaine du 25 mars a vu le S&P 500 perdre 0,67% et retomber en territoire négatif depuis le début de l'année, à la suite surtout de déclarations de responsables de la Fed suggérant qu'une nouvelle hausse des taux était possible dès la réunion de politique monétaire de ce mois, rompant avec la grande prudence affichée par la présidente de la Fed, Janet Yellen.

Si une hausse en avril paraît exclue aux yeux de la plupart des acteurs de marché, bon nombre d'entre eux anticipent un resserrement monétaire en juin.

COMPRENDRE LES DIVERGENCES D'OPINION AU SEIN DE LA FED

La semaine qui vient se de terminer, celle au 1er avril, a permis au S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, de reprendre 1,81% - et d'afficher un gain de 1,41% depuis le début de l'année - grâce notamment à de nouveaux propos de Janet Yellen disant que la Fed devait procéder "prudemment" dans le resserrement de sa politique monétaire.

Wall Street a également été portée par des indicateurs économiques, notamment celui relatif au marché de l'emploi, tels que les aime la place américaine: rassurants sur l'état de l'économie mais pas assez vigoureux pour justifier des hausses de taux supplémentaires.

Le ton des "minutes" de la Fed vont vraisemblablement une nouvelle fois colorer la semaine de Wall Street : des déclarations jugées prudentes devant vraisemblablement amplifier le mouvement de hausse en cours tandis que des positions suggérant une tentation de s'écarter une nouvelle fois de la prudence affiché par Janet Yellen étant susceptibles de peser sur la cote.

"Avoir une idée du calendrier de la Fed continue d'être très important ainsi que de pouvoir se rendre compte du degré de désaccord entre les membres votants de la Fed", a dit Eric Wiegand, gérant de portefeuille, au sujet de la publication du compte-rendu de la Fed.

La semaine sera marquée par une série de statistiques américaines de moindre importance que celle de l'emploi : balance commerciale et indice ISM des services mardi, inscriptions hebdomadaires au chômage jeudi et stocks des grossistes vendredi.

Monsanto publie mercredi les résultats du deuxième trimestre de son exercice décalé mais la nouvelle saison des résultats ne commence que réellement la semaine suivante, avec les chiffres, attendus lundi 11 avril, d'Alcoa.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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