Wall Street devrait connaître une nouvelle semaine volatile

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par Chuck Mikolajczak

NEW YORK, 11 septembre (Reuters) - Les investisseurs se préparent à affronter cette semaine les mêmes turbulences qui plombent Wall Street et les autres principales Bourses mondiales depuis le milieu de l'été, à savoir une aggravation apparemment sans fin de la crise de la dette en Europe et de possibles nouveaux signes d'un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis.

Après avoir digéré vendredi l'annonce de la démission de Jürgen Stark de la Banque centrale européenne (BCE), un départ jugé symptomatique des divisions en Europe sur la manière de sortir de la crise, les intervenants de marché devront interpréter des signes venus d'Allemagne suggérant que Berlin n'excluait plus un défaut de la Grèce. (voir ID:nLDE78A05O

"Wall Street évoluera en fonction des banques européeennes, dont le principal problème est l'exposition à la dette souveraine", a déclaré Jack de Gan, chargé des investissements chez Harbor Advisory.

L'activité observée sur le marché des options et les dernières évolutions en date semblent bien prédire pour le mois de septembre une volatilité aussi grande que celle constatée en août.

La semaine étant pauvre en résultats d'entreprise - le détaillant Best Buy BBY.N et le manufacturier diversifié Pall

PLL.N étant les seuls composants du S&P 500 à publier des chiffres - les investisseurs se concentreront surtout sur une série d'indicateurs macro-économiques.

Parmi ces derniers figurent les ventes au détail, les prix à la production et à la consommation ainsi que de statistiques relatives au secteur manufacturier.

"Chaque donnée va nous permettre d'avoir une image plus précise du vrai état de l'économie. Mais je pense que la surréaction à chaque chiffre va être la règle", a noté Kim Caughey, analyste chez Fort Pitt Capital Group.

Au cours du mois écoulé, le S&P 500 .SPX , indice de référence des gérants de fonds, est resté dans une fourchette de quelque 100 points, entre 1.120 et 1.220, ce qui laisse entendre que le marché est susceptible de subir d'importantes variations au jour le jour entre ces deux limites.

"En réalité, nous ne sommes nulle part", estime Ken Polcari (ICAP Equities).

"Nous n'avons ni enfoncé un seuil à la baisse ni franchi un cap à la hausse. Donc on va continuer à subir des mouvements erratiques jusqu'à que le marché franchisse l'une ou l'autre barrière."

La hausse continue de l'indice de volatilité du CBOE .VIX laisse également entrevoir de larges variations du marché.

"Je m'attends à une volatilité élevée cette semaine, de grands mouvements de balancier", a dit Randy Frederick (Charles Schwab).

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)


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