Wall Street devrait abandonner l'attentisme pour la volatilité

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APRÈS UNE SEMAINE D'ATTENTISME, WALL STREET DEVRAIT CÉDER À LA VOLATILITÉ
APRÈS UNE SEMAINE D'ATTENTISME, WALL STREET DEVRAIT CÉDER À LA VOLATILITÉ

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street devrait renouer avec la volatilité après une semaine écourtée et empreinte d'attentisme en raison des négociations entre Européens autour du sort de la Grèce.

Le risque grec au moins provisoirement écarté, les investisseurs vont tourner leur attention vers l'économie américaine et la Réserve fédérale pour guetter le moindre signe sur l'état de la reprise et sur un éventuel changement de politique monétaire.

L'incertitude sur l'avenir de la Grèce et de la zone euro a limité le volume des échanges la semaine dernière à Wall Street, d'autant que la Bourse de New York n'a été ouverte que quatre séances en raison d'un jour férié lundi.

L'annonce vendredi soir d'un accord sur une prolongation pour quatre mois de l'aide à la Grèce a fait grimper les principaux indices à Wall Street, le Dow Jones et le Standard & Poor's 500 terminant même à des records, respectivement à 18.140,44 et 2.110,30 points.

S'appuyant sur sa progression de 5% lors des deux semaines précédentes, le S&P-500 a ainsi franchi une résistance technique à 2.100 dont il s'était approché à plusieurs reprises dans la semaine.

"Le marché a plutôt bien réussi à maintenir les choses en place cette semaine", dit Frank Cappelleri, analyste de marché et trader chez Instinet LLC à New York.

"C'était une semaine écourtée, avec de faibles volumes, les gens ont probablement pris un pas de recul pour examiner où nous en sommes: poursuivons-nous la hausse ou avons-nous besoin que certains secteurs de la cote refluent de manière plus prononcée?"

LES CHIFFRES DU PIB ATTENDUS VENDREDI

Les investisseurs affineront leur jugement sur l'état de l'économie américaine au gré de plusieurs statistiques sur le marché immobilier, sur le moral des consommateurs et sur les prix à la consommation mais surtout avec les chiffres préliminaires du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre 2014, attendus vendredi.

Toutes ces données permettront aussi de bâtir des scénarios sur le calendrier de relèvement des taux d'intérêt attendu de la part de la Réserve fédérale, alors que le compte-rendu de la réunion de janvier de la Fed a affaibli l'hypothèse d'une action dès le mois de juin.

Janet Yellen, la présidente de la Fed, sera entendue mardi par la commission bancaire du Sénat à l'occasion de son audition semestrielle sur l'état de la politique économique et monétaire aux Etats-Unis.

"A court terme, la Fed est plutôt écartée du paysage. Quand on observe ce qu'ils ont dit (lors de la dernière réunion), ils ne sont pas pressés de relever les taux d'intérêt", juge Jeffrey Saut, responsable de la stratégie d'investissement chez Raymond James Financial à St Petersburg, en Floride.

"Je crois Janet Yellen sur parole. Ils se détermineront en fonction des données économiques. Même si nous avons assisté à une forme de fléchissement, la tendance générale de la reprise est toujours intacte."

La saison des résultats d'entreprises approche de la fin mais certaines publications de grands détaillants, comme Macy's, Home Depot, Target, Lowe's Companies ou encore Gap, pourraient fournir des indications sur le comportement des consommateurs américains, notamment sur le fait de savoir s'ils ont augmenté ou non leurs dépenses avec les gains de pouvoir d'achat permis par la chute du prix de l'essence.

(Bertrand Boucey pour le service français)

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