Wall Street compte sur le consommateur US pour garder son élan

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    par Lewis Krauskopf 
    NEW YORK, 7 août (Reuters) - Après avoir atteint de nouveaux 
sommets vendredi grâce à des chiffres de l'emploi nettement 
meilleurs que prévu, Wall Street compte sur de bonnes nouvelles 
sur le front de la consommation pour préserver sa dynamique 
retrouvée. 
    Les résultats trimestriels de plusieurs enseignes de grands 
magasins comme Macy's  M.N , mais aussi du fabricant 
d'accessoires Kors  KORS.N  et du géant du divertissement Disney 
 DIS.N , permettront d'en savoir plus sur les tendances de 
consommation dans les prochains jours, avant la statistique 
importante des ventes au détail vendredi. 
    "Nous pensons que le consommateur est un levier susceptible 
d'apporter une orientation haussière au marché", commente Terry 
Sandven, stratège chez U.S. Bank Wealth Management à 
Minneapolis. "La semaine sera importante à cet égard. Si les 
ventes au détail nous disent que les dépenses des ménages 
commencent à accélérer, ce sera de bon augure pour la 
performance (des actions)." 
    Le marché débutera la semaine sur une note positive après la 
hausse de 0,86% du Standard & Poor's 500  .SPX  vendredi et 
surtout son nouveau record absolu, à 2.182,87 points, inscrit en 
clôture.   
    Après deux semaines de surplace, le marché a été porté par 
l'annonce de 255.000 créations d'emplois en juillet qui a fait 
oublier la déception causée une semaine plus tôt par la première 
estimation de la croissance américaine du deuxième trimestre. La 
statistique du produit intérieur brut, plombée par un recul des 
stocks des entreprises, comportait d'ailleurs une bonne nouvelle 
avec un bond de 4,2% de la consommation des ménages, son niveau 
le plus élevé depuis près de deux ans.    
    "Tout ce qui suggère que le consommateur dépense davantage 
peut nous laisser espérer une amélioration des résultats", note 
Bruce McCain, responsable des investissements chez Key Private 
Bank à Cleveland, dans l'Ohio. 
    Après un premier semestre sans relief, l'indice sectoriel 
S&P de la consommation discrétionnaire  .SPLRCD  a bondi de plus 
de 4% depuis la fin juin, en tête des hausses du marché avec les 
secteurs des hautes technologies et de la santé. 
     
    85% DES ENTREPRISES DU S&P ONT PUBLIÉ 
    Parce qu'il regroupe des entreprises vendant des biens et 
services non essentiels (luxe, automobiles, divertissement, 
médias, restauration, hôtels...), par opposition à la 
consommation de base (alimentation notamment), le secteur des 
biens discrétionnaires est sensible à l'évolution de l'économie 
:     à la moindre difficulté, les ménages coupent en priorité 
dans ces dépenses qui ne sont pas vitales.  
    Les deux tiers des entreprises du secteur ont publié leurs 
résultats du deuxième trimestre à ce jour, et ils font ressortir 
des bénéfices en hausse de 12,5% en moyenne, soit davantage que 
la progression de 9% qui était attendue au début juillet, selon 
les données de Thomson Reuters I/B/E/S. 
    Les investisseurs espèrent que les publications de Disney et 
de Coach  COH.N  mardi, de Michael Kors mercredi, de Macy's et 
de Kohl's  KSS.N  jeudi puis de Nordstrom  JWN.N  et de J.C. 
Penney  JCP.N  vendredi confirmeront cette embellie. 
    Au total, après publication des résultats de 85% des 
sociétés du S&P-500, les résultats du deuxième trimestre 
ressortent en baisse de 2,6%, soit moins que ce qui était 
redouté début juillet. Les estimations pour le troisième 
trimestre, par contre, sont désormais négatives. 
    Les ventes au détail de juillet, attendues en hausse de 0,4% 
après déjà un gain de 0,6% en juin, devraient confirmer la 
solidité des dépenses des ménages mais elles risquent aussi 
d'apporter des munitions à la Réserve fédérale pour relever ses 
taux en fin d'année. 
    Après les bons chiffres de l'emploi, les traders étaient 
plus nombreux vendredi à penser que la Fed pourrait durcir sa 
politique monétaire dès le mois de décembre.   
    "On reste dans une configuration où on a besoin d'un 
consommateur vigoureux, mais pas trop quand même", dit Jeff 
Weniger, stratège chez BMO Wealth Management à Chicago. 
    Les valorisations élevées du S&P inquiètent aussi certains 
investisseurs. L'indice se paie 17,1 fois les résultats estimés 
à un horizon de 12 mois, à comparer à une moyenne de 14,5 fois 
sur les cinq dernières années. 
    Il reste néanmoins soutenu par l'environnement de taux bas 
qui rend les actions plus attrayantes que les obligations, 
surtout celles offrant de généreux dividendes. 
 
 (Véronique Tison pour le service français) 
  
 
 

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