Wall Street, comme en 1939

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Le Dow Jones et le S&P ont enregistré le meilleur mois de septembre depuis 71 ans.

Les marchés d'actions américains n'ont jamais été aussi performants sur le mois de septembre depuis 1939, alors que le monde était en guerre. En effet, sur le mois qui vient de se terminer, le Dow Jones a gagné 7,7%, le S&P a grimpé de 8,8%. Le Nasdaq, lui, s'est envolé de 12%, soit le meilleur mois de septembre depuis 1998.

Sur la seule séance de jeudi, les indices ont terminé dans le rouge, après avoir brièvement démarré dans le vert. Au finish, le Dow Jones a reculé de 0,44% à 10.788 points, le Standard & Poor's 500 a lâché 0,31% à 1141 points et le Nasdaq 100, -0,33% à 2369 points. Mercredi, la Bourse de New York a terminé dans le rouge.

Nouvelles macroéconomiques

La dégradation de la note de l'Espagne par l'agence de notation Moody's a pesé sur la tendance ce jeudi, et les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis, quoiquen recul de 16.000, portant le nombre total de chômeurs à 453.000 contre 460.000 attendus, n'ont pas rassuré. Ce chiffre rappelle la fragilité du marché de l'emploi.

Par ailleurs, la croissance américaine a atteint 1,7% au deuxième trimestre, selon le département du Commerce, qui a revu en hausse de 0,1 point sa précédente estimation.

Par ailleurs, la croissance de l'activité économique s'est accélérée en septembre dans la région de Chicago, selon l'indice des directeurs d'achats (PMI) de la région publié jeudi. Il ressort à 60,4 en septembre contre 56,7 en août. Il était attendu à 55,9. Un chiffre supérieur à 50 traduit une expansion de l'activité.

Boeing décroche un gros contrat

Du coté des valeurs, le groupe d'aéronautique et de défense américain Boeing (+0,86% à 66,54 dollars) a décroché un contrat de près de 12 milliards de dollars sur huit ans pour moderniser le système d'armement des bombardiers B-52 de l'armée de l'Air américaine, a annoncé mercredi le Pentagone.

L'assureur AIG (+4,41% à 39,11 dollars) a annoncé ce jeudi un accord de cession de deux compagnies d'assurance japonaises à une autre société américaine de services financiers divers, Prudential Financial (-4,16% à 54,18 dollars), pour un montant de 4,8 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros).

Bank of America (-0,06% à 13,10 dollars) a annoncé qu'elle allait supprimer de 20 à 30 postes dans le cadre de la réduction de ses activités de courtage en nom propre, liée à la réforme financière promulguée durant l'été par le président américain Barack Obama.

Les rumeurs sont reparties sur une possible convoitise du géant américain Procter &Gamble (-0,46% à 59,97 dollars)pour le groupe allemand Beiersdorf, qui possède Eucerin, Labello, Hansaplast, La Prairie et surtout Nivea. « C'est une marque mondiale fantastique », a dit Robert McDonald, patron de Procter & Gamble mercredi.

Fisher Price a rappelé plus de 10 millions de joeuts. ce qui a fait tomber l'action Mattel (maison-mère) de 0,38% à 23,46 dollars.

De son coté, le spécialiste de la téléphonie par internet Skype a annoncé mercredi un accord avec le groupe de télécommunications Avaya, destiné à développer son implantation dans les entreprises. Skype, basé au Luxembourg, a annoncé le mois dernier son intention d'entrer en Bourse à New York en vendant des actions pour une valeur estimée jusqu'à 100 millions de dollars.

A noter également, la Chambre des représentants américaine a approuvé mercredi un projet de loi prévoyant des mesures de rétorsion contre la Chine, accusée de sous-évaluer sa monnaie, le yuan, pour soutenir ses exportations.

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