Wall Street clôture en baisse, pénalisée par l'énergie et Apple

le , mis à jour à 22:49
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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, pénalisée par le repli du secteur de l'énergie et par Apple, première capitalisation mondiale, mais cet accès de faiblesse ne remet pas en cause le bilan positif de l'ensemble de la semaine.

L'indice Dow Jones, qui regroupe 30 des principales capitalisations américaines, a perdu 28,97 points, soit 0,16%, à 17.897,46. Le Standard & Poor's-500, plus large et principale référence de nombreux gérants, a cédé 2,05 points (-0,1%) à 2.080,73 et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a reculé de 7,67 points (-0,16%) à 4.938,22.

Le compartiment de l'énergie affiche, et de loin, la plus mauvaise performance du jour, l'indice sectoriel S&P ayant cédé 1,26% sur la séance.

Sur le Nymex, le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu près de 3%, avant la réunion des pays producteurs de dimanche à Doha, au Qatar, dont les investisseurs craignent qu'elle ne permette pas de résorber l'excédent chronique dont souffre le marché mondial.

Parallèlement, Apple a abandonné 2%, la plus forte baisse du Dow, après des informations du quotidien japonais Nikkei selon lesquelles le groupe va maintenir jusqu'en juin la réduction de sa production d'iPhone.

Ces deux facteurs ont largement occulté les indicateurs économiques chinois publiés en tout début de journée, qui ont montré comme attendu que la croissance de la deuxième économie mondiale était revenue en début d'année à son rythme le plus faible depuis 2009.

Parallèlement, aux Etats-Unis, les chiffres de la production industrielle, en recul plus net qu'attendu, constituent un nouvel élément suggérant que la croissance a marqué le pas au premier trimestre.

En dépit du repli de ce vendredi, la semaine qui s'achève se solde pour Wall Street par une hausse appréciable: le Dow a gagné 1,82% en cinq séances, le S&P-500 1,62% et le Nasdaq 1,8%.

Wall Street a ainsi terminé dans le vert sept des neuf dernières semaines.

CITIGROUP RECULE, BATS RÉUSSIT SA PREMIÈRE SÉANCE

"La tendance du marché a été à la hausse ces derniers temps. Aujourd'hui, on a manqué de catalyseurs", explique Chuck Carlson, directeur général d'Horizon Investment Services, ajoutant que certains investisseurs sont tentés par des prises de bénéfice après le récent rally.

L'attention du marché va maintenant se tourner vers les publications de résultats des sociétés cotées, qui vont se multiplier à partir de la semaine prochaine. Les bénéfices des entreprises du S&P-500 sont attendus en baisse de 7,8% selon les données Thomson Reuters I/B/E/S, mais les estimations ont été tellement revues à la baisse au fil des semaines que des bonnes surprises pourraient venir soutenir les cours.

Citigroup a perdu 0,13% vendredi après ses résultats trimestriels, qui ont montré une baisse moins marquée qu'attendu des profits.

L'indice S&P du secteur financier a quant à lui cédé 0,29% après avoir gagné 3,9% sur les trois séances précédentes.

De son côté, Intel a reculé de 1,07%. Selon le site d'information Oregonlive, le numéro un mondial des semi-conducteurs envisage de supprimer plusieurs milliers de postes.

A la hausse, l'opérateur de marché BATS Global Markets a bondi de 21% pour sa première séance de cotation, un succès qui pourrait donner un coup de fouet bienvenu au marché des introductions en Bourse, à la peine depuis le début de l'année.

Au total, 6,6 milliards d'actions ont été échangées sur les différents marchés américains, contre sept milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes, selon les données Thomson Reuters.

Sur le marché des changes, le dollar a souffert de la baisse du pétrole et de la première estimation, nettement inférieure au consensus, de l'indice de confiance de l'université du Michigan.

Le billet vert a perdu 0,2% face à un panier d'autres devises de référence et il se traitait en fin de journée autour de 1,1285 pour un euro.

Le marché obligataire a quant à lui logiquement profité du repli des actions et du dollar. Le rendement des Treasuries à dix ans est revenu à 1,7535% contre 1,781% jeudi soir.

(Lewis Krauskopf, avec Abhiram Nandakumar; Marc Angrand pour le service français)

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