Wall Street clôture en baisse, la tendance à moyen terme en péril

le
0
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en baisse jeudi en réaction à de nouveaux signes de ralentissement de la croissance aux Etats-Unis et sur fond de facteurs techniques négatifs pour la tendance de l'indice Standard & Poor's 500 à moyen terme.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 81,45 points, soit 0,56%, à 14.537,14 points et le Standard & Poor's 500, plus large, 10,40 points ou 0,67% à 1.541,61 points.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 38,31 points (1,20%) à 3.166,36 points, plombé par eBay et Apple.

Le S&P-500 est passé pour la première fois de l'année sous sa moyenne mobile des cinquante derniers jours, autour de 1.543 points, signe que la tendance haussière du marché pourrait être en péril après les fortes baisses de cette semaine.

"La moyenne mobile sur 50 jours est un facteur clé", observe Richard Ross, analyste technique chez Auerbach Grayson à New York.

"Une clôture sous 1.540 points constitue un signal de vente, d'autant qu'on est dans une période de faible saisonnalité", ajoute-t-il en rappelant que le S&P a fini le deuxième trimestre dans le rouge lors des trois dernières années.

Le S&P est parti pour accuser sa plus mauvaise performance hebdomadaire de 2013 mais il reste en hausse de 8% depuis le 1er janvier.

Comme depuis le début de la semaine, la volatilité a été importante avec une hausse de 6,4% de l'indice de la volatilité du CBOE -le "baromètre de la peur" à Wall Street-, traduisant une nervosité croissante des investisseurs.

Après une ouverture en petite hausse, la Bourse a rapidement piqué du nez en réaction à deux indicateurs qui renforcent les inquiétudes sur la reprise aux Etats-Unis.

L'indice de la Fed de Philadelphie, qui renseigne sur l'activité industrielle dans cette région, est ressorti sous les attentes en avril et l'indice des indicateurs avancés américains -censé préfigurer l'évolution de l'économie- a quant à lui baissé en mars pour la première fois en sept mois.

"Les indicateurs économiques maussades dénotent un ralentissement de la demande et incitent les analystes et économistes à revoir à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2013", relève Mark Martiak, gérant chez Premier/First Allied Securities à New York.

Sur le front des valeurs, UnitedHealth, premier assureur santé des Etats-Unis, a rétrogradé de 3,77% après avoir revu à la baisse ses prévisions pour 2013.

Aux banques, Morgan Stanley a chuté de 5,40% après l'annonce de bénéfices meilleurs que prévu, mais avec une baisse de ses revenus dans l'obligataire et les matières premières.

Aux technologiques, le géant des enchères en ligne eBay a lâché 5,85% en réaction à des prévisions pour le deuxième trimestre qui ont déçu. Apple a de son côté poursuivi sa glissade avec un recul de 2,67% à 392,05 dollars, avant ses résultats mardi prochain.

PepsiCo et Verizon Communications ont en revanche gagné respectivement 3,04% et 2,77% après des résultats meilleurs que prévu.

Sur les 82 sociétés du S&P-500 qui ont publié leurs résultats à la date de jeudi matin, 72% ont dépassé les estimations des analystes pour leurs bénéfices, mais seulement 43,9% s'agissant des chiffres d'affaires.

Les bénéfices des valeurs du S&P-500 sont attendus en hausse de 1,9% au premier trimestre, à comparer à une estimation de 1,5% au début du mois, selon les résultats de 82 firmes ayant déjà publié et des consensus pour les autres.

Rodrigo Campos, Véronique Tison pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant