Wall Street baisse avec les banques mais efface ses plus bas

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 (Actualisé avec les volumes) 
    * Le Dow a perdu 1,60%, le S&P-500 1,23%, le Nasdaq 0,39% 
    * Le Dow et le S&P en baisse de 10% depuis le 1er janvier 
    * Boeing et les banques plombent les indices 
    * Les pétrolières se reprennent après des rumeurs sur l'Opep 
    * Cisco (+9,6%) permet aux techs de résister 
 
    par Rodrigo Campos 
    NEW YORK, 11 février (Reuters) - Le secteur bancaire a tiré 
Wall Street à la baisse jeudi mais le marché a réduit ses pertes 
en fin de séance avec les valeurs pétrolières qui ont réagi à de 
nouvelles rumeurs sur une action concertée des pays producteurs 
pour faire remonter les cours du brut. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  des 30 grandes valeurs a fini en 
repli de 254,56 points, soit 1,60%, à 15.660,18 et le Standard & 
Poor's 500  .SPX , plus large, a cédé 22,78 points ou 1,23% à 
1.828,08, après avoir touché en séance un plus bas de deux ans 
de 1.810,10 points. 
    Le Nasdaq Composite  .IXIC , à forte pondération 
technologique, a terminé sur un repli de 16,76 points (0,39%) à 
4.266,84, après avoir chuté jusqu'à 4.209,76 le matin. 
    Le compartiment de l'énergie a permis au S&P de réduire ses 
pertes en fin de séance après une information du Wall Street 
Journal qui, citant le ministre de l'Energie des Emirats arabes 
unis, a rapporté que l'Opep était disposée à coopérer pour 
réduire l'offre de pétrole. 
    Les valeurs technologiques ont de leur côté résisté grâce 
aux bons résultats de Cisco  CSCO.O , salués par un bond de 
9,64% pour le titre de l'équipementier des réseaux.  
    Le Dow Jones et le S&P-500 n'en accusent pas moins des 
baisses de 10% depuis le début de l'année, en grande partie sous 
la conduite des valeurs financières dont l'indice sectoriel 
large  .SPSY  a encore perdu 2,96% jeudi, à son plus bas niveu 
depuis octobre 2013. Son recul atteint 18% depuis le 1er 
janvier.  
    L'indice bancaire  .SPLRCBKS  a fini la séance en baisse de 
4,41%, plombé par Bank of America  BAC.N  (-6,84%). Au sein du 
Dow Jones, Goldman Sachs  GS.N  et JPMorgan Chase  JPM.N  ont 
perdu plus de 4%. 
    Les banques pâtissent comme en Europe de la faiblesse des 
taux des banques centrales et des rendements obligataires mais 
aussi, aux Etats-Unis, de leur exposition au secteur du pétrole 
de schiste mis à mal par la chute de 75% des cours du brut 
depuis la mi-2014.  
    De nouveau auditionnée par une commission parlementaire, 
cette fois au Sénat, la présidente de la Réserve fédérale Janet 
Yellen a tenu les mêmes propos que devant les Représentants 
mercredi, reconnaissant que l'affaiblissement de l'économie 
mondiale et la chute des marchés actions entraînaient un 
resserrement plus rapide des conditions financières que ce 
qu'aurait voulu la Fed, sans pour autant exclure de nouvelles 
hausses de taux après celle de décembre.   
    Elle a ajouté que la Fed ne s'épargnerait pas une réflexion 
sur l'instrument des taux négatifs utilisé par d'autres banques 
centrales et qui semble pourtant fragiliser pourtant les banques 
commerciales, obligées de payer pour garder leurs réserves en 
dépôt. 
    "Le marché est très difficile actuellement, tout ce qui peut 
être perçu comme un actif à risque est vendu", constate Steven 
Baffico, directeur général chez Four Wood Capital Partners à New 
York. "Plus généralement, les marchés sont en train de perdre 
confiance dans la capacité des banques centrales à agir 
efficacement comme arbitres." 
    "Il y a beaucoup de peur autour des banques", renchérit Jim 
Paulsen, directeur des investissements chez Wells Capital 
Management à Minneapolis, tout en jugeant que la ruée vers des 
actifs plus sûrs comme l'or ou les emprunts du Trésor montre que 
les investisseurs ne sont pas loin de capituler. "A partir de 
là, le risque baissier est moins grand que le potentiel de 
rebond", ajoute-t-il. 
    Les cours de l'or ont bondi de 4,1%, leur plus forte hausse 
en une séance depuis juin 2012, et le rendement de l'emprunt à 
10 ans américain a touché un plus bas depuis plus de trois ans. 
    Autre valeur refuge, le yen a poursuivi sa progression face 
au dollar, autour de 112,35 (+0,9%), tandis que l'euro/dollar 
cédait 0,3% à 1,13. 
     
    BOEING MINE LE DOW JONES 
    Sur le marché pétrolier, le brut léger américain a touché un 
nouveau plus bas de 12 ans à 26,05 dollars mais les cours sont 
ensuite remontés en réaction aux informations du WSJ, permettant 
à l'indice des valeurs de l'énergie  .SPNY  de limiter sa baisse 
à 0,42% à Wall Street.      
    Boeing  BA.N , en repli de 6,81% à 108,44 dollars, a accusé 
la plus forte baisse du Dow après des informations de l'agence 
Bloomberg selon lesquelles les autorités boursières américaines 
ont ouvert une enquête sur certaines des méthodes comptables de 
l'avionneur  .  
    Dans la pharmacie, le fabricant de génériques Mylan  MYL.O  
a plongé de 18% après avoir annoncé son intention de racheter 
Meda  MEDAa.ST  pour 7,2 milliards de dollars, sa troisième 
tentative de rachat de ce laboratoire suédois dont le titre a 
flambé de 67% à la Bourse Stockholm.      
    Aux technologiques, Twitter  TWTR.N  s'est redressé en fin 
de séance pour gagner 1,80% à 14,13 dollars, alors qu'il avait 
touché un nouveau plus bas record de 13,91 le matin en réaction 
à ses résultats trimestriels dénotant une stagnation du nombre 
de ses utilisateurs actifs  .  
    Les volumes ont été importants avec 11,2 milliards de titres 
qui ont changé de mains, à comparer à une moyenne de 9,6 
milliards sur les 20 dernières séances. 
 
 (avec Abhiram Nandakumar in Bengaluru; Véronique Tison pour le 
service français) 
  
 
 

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