Wall Street baisse avec des indicateurs et des résultats ternes

le , mis à jour à 22:58
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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York s'est repliée mercredi pour une deuxième séance consécutive dans la foulée d'indicateurs économiques et de résultats d'entreprises, en particulier ceux de Priceline, n'incitant guère les investisseurs à l'optimisme.

L'indice Dow Jones a perdu 99,65 points, soit 0,56%, à 17.651,26 et le S&P-500, plus large et principale référence des investisseurs, a cédé 12,25 points (-0,59%) à 2.051,12. Le Nasdaq Composite a reculé de 37,59 points (-0,79%) à 4.725,64.

Wall Street, qui s'était récemment redressée après les creux de la mi-février, est globalement orientée à la baisse depuis une semaine, les différents indicateurs économiques à travers le monde et les résultats d'entreprises globalement sans relief aux Etats-Unis n'encourageant pas les investisseurs à la prise de risques.

Cela est resté vrai mercredi.

Ainsi, selon l'enquête mensuelle publiée par ADP, le secteur privé aux Etats-Unis a créé 156.000 emplois en avril, un chiffre inférieur aux attentes et qui est le plus faible depuis avril 2013.

Cette enquête peut donner un avant-goût de la statistique la plus attendue de la semaine, les chiffres officiels de l'emploi aux Etats-Unis qui portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public et seront publiés vendredi. Les économistes interrogés par Reuters tablent en moyenne sur un total de 202.000 créations d'emploi en avril aux Etats-Unis, en légère baisse par rapport au nombre de 215.000 relevé en mars.

D'autres indicateurs publiés mercredi ont toutefois nuancé les résultats de l'enquête ADP, avec notamment une accélération de la croissance de l'activité du secteur des services en avril aux Etats-Unis, à un rythme plus soutenu que prévu, selon l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM).

"VENDS EN MAI ET VA-T'EN"

De même, les commandes à l'industrie ont augmenté plus qu'attendu en mars tandis que le déficit commercial s'est contracté ce même mois, ce qui pourrait favoriser une révision à la hausse de la croissance américaine du premier trimestre.

"Le marché digère la hausse depuis le creux de février. Cela me semblerait logique en l'état actuel, étant donné la période de l'année et le fait que le marché a été proche de ses plus hauts historiques. J'entends beaucoup de choses liées au 'sell in May and go away' (vends en mai et va-t'en)", dit Bruce Zaro, responsable de la stratégie technique chez Boston Global Asset Management à Boston.

Ce dicton de Wall Street se réfère à la moindre probabilité d'enregistrer des gains élevés lors des mois d'été.

Aux valeurs, le voyagiste en ligne Priceline a perdu 7,5% à 1.253,04 dollars après des prévisions de résultats décevantes pour le trimestre en cours qui ont éclipsé un bénéfice meilleur que prévu sur les trois premiers mois de l'année.

Apple continue pour sa part de se rapprocher dangereusement d'un seuil technique important, sa moyenne mobile à 200 jours à 93,06 dollars. Après la parenthèse de mardi, le titre, plombé depuis plus d'une semaine par les inquiétudes liées aux ventes de l'iPhone, a repris sa descente mercredi avec un recul de 1,04% à 94,19 dollars, principal contributeur à la baisse du S&P-500 et du Nasdaq.

Contre la tendance, l'opérateur boursier Intercontinental Exchange a bondi de 7,27% à 258,49 dollars après avoir publié un résultat trimestriel meilleur qu'attendu et annoncé qu'il renonçait à faire une offre sur le britannique LSE Group.

Medivation a pour sa part gagné 2,68% à 59,06 dollars dans la perspective d'une possible bataille boursière entre Pfizer et Sanofi pour le contrôle de ce laboratoire spécialisé dans les traitements contre le cancer.

Le dollar a repris 0,3% face à un panier de devises de référence, à 93,233, mais les intervenants s'attendent à le voir rester sur sa tendance à la dépréciation, la Réserve fédérale montrant peu d'empressement à relever ses taux.

Sur le marché obligataire, les rendements des Treasuries sont tombés à des plus bas de deux semaines, à 1,7752% pour le papier à 10 ans.

(Bertrand Boucey pour le service français)

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