Wall Street: algorithmes haussiers, envolée de l'énergie.

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(CercleFinance.com) - Wall Street a fini au plus haut jeudi avec +0,25% pour le Dow Jones et +0,36% pour le 'S&P', qui tutoie désormais les 2.000 points.

Les 'algos' sont revenus à la charge, dessinant une magnifique 'tendance en ligne', inexorablement haussière durant près de six heures (peu importe l'actualité du jour, aucun rapport... c'est programmé comme ça), ce qui a propulsé les indices américains au plus haut du jour mais également depuis le 6 janvier dernier.

Encore 3% de hausse et le Dow Jones ou le S&P500 auront effacé toutes leurs pertes depuis le 1er janvier, malgré le constat incontestable que rien ne va mieux depuis deux mois.

Les chiffres 'macro' médiocres s'enchainent sans répit (les marchés s'en nourrissent) tandis que les profits des entreprises poursuivent leur contraction, ce que les manipulateurs d'esprits faibles continuent de masquer avec les sempiternels 'ils sont meilleurs que prévu'.

Peu importe d'ailleurs que le pétrole ait stagné ce jeudi (vers 34,6 dollars) ou que le gaz naturel ait atteint un plancher historique jamais observé depuis 1999: qui se soucie du sort des producteurs d'un gaz qui se vend à perte, comme le pétrole ?

Les chiffres du jour furent au mieux décevants, voire inquiétants: l'institut Markit est le plus pessimiste au sujet des Etats-Unis avec une chute de son indice PMI des services de 2,4 points à 49,7 (précurseur d'une contraction économique), ce qui a fait plonger le PMI 'composite' à 50 en février.

L'ISM des services (calculé par des statisticiens américains) résiste mieux à 53,4 contre 53,5, mais la composante emploi se dégrade nettement (à 49,7 contre 52,1), ce qui est surprenant puisque Markit juge au contraire que le marché du travail s'améliorait en février.

La deuxième estimation de la productivité au titre du quatrième trimestre 2015 a été revue à la hausse (de -3 à -2,2%) et les commandes à l'industrie se sont redressées de 1,6% en janvier après une baisse de 2,9% en décembre (mais déception, le marché attendait +2%).

Dans le droit fil du 'Beige Book' de la Fed publié hier soir et qui fait le constat que la croissance patine ou se dégrade, Robert Kaplan (membre de la Fed) estime que l'institution devra 'de se montrer patiente' en matière de nouvelle hausse des taux.

Sur le front des valeurs, le S&P500 a été tiré par les valeurs pétrolières/gaz/charbon comme Chesapeake +25% (dont l'ex-patron s'est apparemment suicidé en voiture), Southwest Energy +18,2%, Murphy Oil +10,2%, Transocean +10%, Marathon Oil +9,6%, Consol Energy +9%, Range Resource +8,4%, Apache et Diamond Offshore +7%, Conoco Philips +5,5%, Nal Oilwell +3,6%.

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