Wall Street: a un nouveau champion; découplage chute pétrole

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(CercleFinance.com) - Une séance pour rien ou presque à Wall Street ?

Les score finaux sont certes anodins, étriqués (+0,13% au mieux pour le Nasdaq, -0,11% pour le Dow Jones) mais ce fut en fait une journée riche d'enseignements.

Le découplage entre le cours du pétrole et l'évolution des indices boursiers semble bel et bien avéré puisque Wall Street à matérialisé une hausse continue entre 16H et 21H45, à contrecourant du 'WTI' (le brut léger) qui n'a cessé de s'enfoncer durant toute la séance, pour en terminer au plus bas à 31,35E, en repli de -6,75%.

Voilà encore une variation de plus de 5% à la baisse, et c'est l'une des 5 pires corrections de l'année... mais sans conséquences dommageables pour les grands indices US.

Sans chute de valeurs pétrolières et parapétrolières, le S&P500 (-0,06%) aurait facilement clôturé dans le vert.

il n'y est pas parvenu à cause de titres comme Kinder Morgan (-7,5%), devon Energy (-6,6%), Murphy oïl (-6,2%), Transocean (-5,9%), Apache ou Range Resources (-4,5%).

Second enseignement de cette séance, on assiste au retour de la dystopie 'mauvaise nouvelle = bonne nouvelle'.

si les chiffres sont mauvais, alors cela induit une FED plus accommodante, donc une période plus favorable aux actions.

La hausse des indice US s'est enclenchée après la publication d'un stagnation des dépenses des ménages en décembre (laquelle survient après un mois de novembre médiocre mais révisé en hausse de +0,2%).

Les consommateurs n'ont pas répondu présent lors des fêtes de fin d'année, malgré une progression de +0,3% de leurs revenus: conclusion, les américains épargnent davantage.

En ce qui concerne la production industrielle, l'indice ISM manufacturier affiche +0,2% à 48,2, partant d'un précédent ISM abaissé de 48,2 à 48,00 (le consensus tournait autour de 48,3 points): la encore, il est question d'une stagnation, après un cycle de plusieurs mois de contraction.

Par ailleurs, les dépenses de construction aux Etats-Unis n'ont augmenté que de 0,1%, à 1.116,6Mds$ en rythme annualisé en décembre, contre +0,6% attendu par Wall Street.

Enfin, le point d'orgue de cette séance, ce fut la publication peu après 22H des trimestriels d'Alphabet (ex-Google).

Et là, 3ème temps fort de la séance, Aplhabet détrône Apple de son rang de 1ère capitalisation planétaire grâce à une envolée de +6% en transactions électronique 'after hour' (et dans de gros volumes).

La holding qui exploite Google dévoile un bénéfice de 4,92Mds$, soit 7,06$ par action pour une hausse de 17,8% du chiffre d'affaires trimestriel (à 21,33Mds$) avec un nombre record de recettes provenant des liens sponsorisés et des clics payants (notamment via YouTube).

Avec un cours indicatif de 820$ ('hors séance'), Alphabet s'impose comme le nouveau N°1 en terme de capitalisation boursière (566Mds$ contre 535Mds$ pour Apple qui a perdu 0,9% ce soir).

Les deux géants étaient au coude à coude vendredi soir, Wall Street a un nouveau champion !

Le Nasdaq a été tiré vers la zone verte par Seagate +4,6%, tesla +3%, Facebook +2,6%, Netflix +2,5%, eBay +2,1%.

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