Wall Street a pâti du recul des valeurs financières

le , mis à jour à 23:57
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    * Le Dow a perdu 0,49%, le S&P 500 a cédé 0,38% et le Nasdaq 
Composite a reculé de 0,1% 
    * Sur la semaine, le Dow est cependant en hausse de 0,2%, le 
S&P 500 a gagné 0,5% et le Nasdaq a bondi de 2,3% 
    * La menace d'une amende de 14 milliards de dollars planant 
sur Deutsche Bank aux Etats-Unis a pesé sur le secteur financier 
 
 (Actualisé avec d'autres actifs financiers) 
    par Noel Randewich 
    NEW YORK, 16 septembre (Reuters) - La Bourse de New York a 
fini en légère baisse vendredi, plombée par un secteur financier 
qui a accueilli avec une certaine inquiétude le risque encouru 
par Deutsche Bank  DBKGn.DE  de se voir infliger une amende de 
14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) par la justice 
américaine. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a cédé 0,49%, soit 88,68 points, à 
18.123,80. Le S&P-500  .SPX , plus large, a perdu 8,10 points, 
soit 0,38%, à 2.139,16. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a reculé de 
son côté de 5,12 points (-0,1%) à 5.244,57. 
    Sur l'ensemble de la semaine, le Dow gagne cependant 0,2%, 
le S&P 500 0,5% et le Nasdaq 2,3%, ce dernier, contrairement aux 
deux premiers, regagnant la quasi-totalité du terrain perdu la 
semaine d'avant, grâce notamment au bond hebdomadaire de 11,5% 
du titre Apple  AAPL.O . 
    L'indice S&P regroupant les valeurs financières  .SPSY  a 
reculé de 0,91%, accusant le repli sectoriel le plus marqué et 
enchaînant un deuxième recul hebdomadaire de suite. 
    La sanction réclamée par le département américain de la 
Justice à Deutsche Bank, qui entre dans le cadre d'une enquête 
sur la vente de titres adossés à des prêts immobiliers (MBS) et 
qui devrait désormais faire l'objet de plusieurs mois de 
négociations, est nettement supérieure à ce qu'anticipait la 
banque allemande, qui tablait jusqu'à présent sur un montant de 
trois milliards d'euros au plus.   
    "Le montant de l'amende de Deutsche Bank met une pression 
sur les valeurs financières, ce à quoi s'ajoute la probabilité 
de voir la Réserve fédérale laisser ses taux inchangés la 
semaine prochaine", a noté Thomas Wilson, gérant des 
investissements chez Brinker Capital. 
     
    HAUSSE D'INTEL, RECUL D'ORACLE 
    Plusieurs responsables de la Fed ont déclaré récemment que 
l'économie était en mesure de supporter un resserrement de la 
politique monétaire, ce qui a nourri les anticipations d'un 
relèvement de taux dès la réunion de la semaine prochaine, mais 
Lael Brainard, membre du conseil des gouverneurs de 
l'institution, a pris les observateurs à contre-pied lundi en 
tenant un discours nettement plus prudent.   
    La probabilité de voir la Réserve fédérale américaine 
décider d'une hausse de taux en décembre a cependant fortement 
augmenté depuis un mois, a montré jeudi une enquête de Reuters, 
la conviction des économistes s'étant renforcée ces dernières 
semaines malgré la faiblesse persistante de l'inflation et de la 
croissance des salaires.   
    En plus, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont 
augmenté un peu plus qu'attendu en août, la hausse des loyers et 
des frais de santé compensant la baisse des prix à la pompe, 
montrent des statistiques publiées dans la journée, qui 
suggèrent une montée régulière de l'inflation susceptible de 
justifier un relèvement des taux d'intérêt dans les mois à 
venir.   
    Même si un environnement de taux ultra-bas est favorable au 
marché action dans son ensemble, il pèse sur les valeurs 
financières puisque le faible loyer de l'argent rogne sur les 
marges des banques. 
    Le compartiment pétrolier  .SPNY  a pour sa part perdu 
0,85%, deuxième baisse sectorielle la plus marquée, sur fond 
d'un recul de plus de 1% des cours du pétrole dans un contexte 
de craintes renouvelées concernant le déséquilibre entre l'offre 
et la demande. 
    L'or noir, comme les autres matières premières, a également 
pâti de la vigueur du dollar face à un panier de devises 
internationales  .DXY  (+0,79%) à la suite des données de 
l'inflation. L'or a reculé de 0,28% en raison de la bonne tenue 
du billet vert, cédant 1,5% sur l'ensemble de la semaine. 
    Comme le dollar, le prix des emprunts du Trésor a profité 
des statistiques relatives aux prix à la consommation. 
    Le compartiment technologique a été marqué à la fois par le 
bond de 3,04% du titre Intel  INTC.O , deuxième plus forte 
hausse du S&P 500 et par la chute de 4,7% de l'action Oracle 
 ORCL.O , deuxième plus forte baisse de l'indice. 
    Dans la journée, Intel, numéro un mondial des 
semi-conducteurs, a relevé sa prévision de chiffre d'affaires 
trimestriel pour la première fois depuis plus de deux ans en 
arguant d'une amélioration de la demande d'ordinateurs 
individuels.   
    Jeudi, après la clôture, Oracle, le géant des progiciels, a 
publié des résultats trimestriels inférieurs aux attentes des 
analystes et a également déçu avec ses prévisions pour le 
trimestre en cours, ses solutions d'informatique dématérialisée 
("cloud") ne suffisant pas à compenser le ralentissement de son 
activité traditionnelle de logiciels vendus sous licence. 
  
    Dans le secteur pharmaceutique, le titre Abbott Laboratories 
 ABT.N  a pris 1,82%, figurant parmi les dix plus fortes hausses 
du S&P 500, après que Johnson & Johnson  JNJ.N  a dit dans la 
journée qu'il allait racheter l'activité soins ophtalmologiques 
du groupe pharmaceutique pour 4,33 milliards de dollars en 
numéraire.   
    L'action Jonhson & Johnson a terminé sur un repli de 0,32%. 
 
 (Benoit Van Overstraeten pour le service français) 
  
 
 

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