Wall Street à l'heure de vérité : «Phillips» n'est probablement pas mort

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Le siège du Nyse à Wall Street. (© DR)
Le siège du Nyse à Wall Street. (© DR)

L’engouement pour les actions, dont témoigne aux Etats-Unis leur inélasticité à la remontée des taux corporate et en Europe leur indifférence à la modestie des perspectives bénéficiaires, ne peut trouver d’explication rationnelle que dans le bas niveau des taux qui les prive d’alternative. À condition toutefois, comme l’a montré le Japon, que la faiblesse des taux ne sanctionne pas des tendances déflationnistes.

Le mystère comme l’épilogue se situe aux Etats-Unis qui, bien que dans leur septième année de reprise, ont fait échec jusqu’ici à la courbe de Phillips, c’est-à-dire au cycle. Ce n’est pas la technologie qui est en cause comme à la fin des années quatre-vingt-dix ou les pays émergents comme au milieu des années deux mille, mais la propagation de la théorie de l’offre : la modération salariale, choisie ou subie, garantirait une croissance non inflationniste, pérenne et profitable.

Avec un début d’accélération des salaires, l’emploi américain d’octobre fait figure d’avertissement. La «révolution de l’offre» pourrait avoir enfanté une bulle sur les actions.

L’anomalie boursière est d’abord américaine, l’Europe ne fait que suivre

On a trop tendance à créditer Mario Draghi des performances boursières européennes au détriment de Wall Street, qui

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