Wall Street à l'heure de la Fed, de Facebook et d'Apple

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par Julia Edwards

NEW YORK (Reuters) - La réunion que tiendra la Réserve fédérale la semaine prochaine ne sera peut-être pas autant suivie que celle de septembre mais le statu quo général qu'elle a observé à l'occasion de cette dernière fournit un bon soutien pour des valeurs telles qu'Apple et Facebook.

Quelque 24% des sociétés de l'indice S&P-500 publieront leurs comptes la semaine prochaine et parmi elles des poids lourds tels que General Motors et Visa.

Mais Apple, qui annoncera ses résultats lundi, et Facebook, qui fera de même mercredi, seront sans doute les plus surveillées.

Près de la moitié des sociétés du S&P-500 ont déjà publié leurs résultats trimestriels et 69% ont battu le consensus. Dans le compartiment des valeurs high tech, cette proportion grimpe à 84%. Ainsi, Microsoft et Amazon.com ont permis au S&P-500 d'inscrire un nouveau record de 1.759,79 vendredi.

Des sociétés déjà dotées de PER élevés, comme Facebook, devront dépasser les attentes pour que les investisseurs continuent d'acheter.

"La marge d'erreur est mince surtout pour ces grands noms pleins d'élan. Il faut battre le consensus de façon nette", observe Daniel Morgan (Synovus Trust Company).

C'est là que la Fed intervient. Certaines des valeurs les plus risquées ou généreuses en dividendes avaient rétrogradé cet été, anticipant que la Fed commencerait à réduire ses rachats obligataires mensuels à partir de septembre.

Mais elle n'en a rien fait et depuis lors, il n'y a plus eu d'obstacles sur la route de la Bourse à l'exception du "shutdown" de deux semaines des administrations fédérales qui, pour autant, est bien loin d'avoir eu des conséquences catastrophiques pour les actions.

ANTICIPATIONS BASSES

La Fed tiendra réunion mardi et mercredi mais les résultats de sociétés auront la préséance car le marché pense qu'elle ne changera rien à sa politique monétaire, ne serait-ce qu'en raison des incidences économiques du shutdown.

Paul Mangus (Wells Fargo Private Bank) observe que les anticipations pour le troisième trimestre était basses et qu'en conséquence battre le consensus n'est pas forcément signe d'une bonne santé éblouissante.

C'est ainsi que bon nombre de sociétés ont pu dégager des bénéfices sans voir croître leur chiffre d'affaires et 46% d'entre elles ont dégagé une croissance du C.A. inférieure aux attentes.

Pour ce qui est de battre le consensus des profits, les valeurs de l'énergie viennent juste derrière les high techs, avec un pourcentage de 73% des sociétés qui ont publié des résultats supérieurs aux attentes.

Les résultats de sociétés telles qu'Exxon, Chevron et Valero sont eux aussi très attendus.

Au plan des indicateurs, le rapport ADP de l'emploi dans le secteur privé d'octobre paraîtra mercredi. A la différence de la statistique officielle du département de l'Emploi, ce rapport ne rend pas compte des emplois publics qui ont été momentanément perdus durant le shutdown.

L'indice de confiance du consommateur du Conference Board, publié mardi, donnera la mesure des retombées du shutdown sur les dépenses de consommation des ménages.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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