Wall Street à l'écoute de la Fed et des indicateurs économiques

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LA FED ET DES INDICATEURS ÉCONOMIQUES GUIDERONT LA SEMAINE DE WALL STREET
LA FED ET DES INDICATEURS ÉCONOMIQUES GUIDERONT LA SEMAINE DE WALL STREET

par Lewis Krauskopf

NEW YORK (Reuters) - La Réserve fédérale et un paquet de statistiques économiques donneront le "la" à Wall Street la semaine prochaine.

L'indice S&P-500 s'est à nouveau rapproché cette semaine de son record de clôture de 2.130,82, inscrit le 21 mai 2015, avant que son rally ne tourne court jeudi et vendredi et qu'il ne termine en deçà du seuil des 2.100 points.

"La Bourse a du mal à se motiver pour atteindre de nouveaux sommets", constate Peter Kenny (Global Markets Advisory Group).

"Il nous faut quelque chose de régulièrement bon ou mauvais pour faire évoluer le marché dans un sens ou dans l'autre", renchérit Peter Costa (Empire Executions). "Pour l'instant, on ne l'a pas".

Pour Katie Stockton (BTIG), le seuil des 2.100 points se révèle être "un niveau de résistance fort" et les échecs répétés du S&P-500 face à lui l'exposent à de nouveaux dégagements.

Après un début d'année poussif, le S&P-500 a gagné plus de 15% depuis la mi-février, grâce à un baril de brut repassé au-dessus des 50 dollars mais même s'il parvient à inscrire un nouveau record la semaine prochaine, cela n'annoncera pas forcément une nouvelle tendance haussière, de l'avis de certains professionnels.

"C'est rassurant mais ça n'annonce pas forcément de gros gains à court terme", déclare Bruce McCain (Key Private Bank).

Wall Street prendra connaissance cette semaine de statistiques d'inflation ainsi que des ventes au détail, entre autres. Par ailleurs, la Réserve fédérale tiendra sa réunion de politique monétaire les 14 et 15 juin.

Selon le site CME Fedwatch, les investisseurs ne fixent qu'à 2% la probabilité que la Fed relève ses taux à l'occasion de cette réunion, la probabilité remontant à 21% pour juillet.

Les anticipations de hausse des taux se sont nettement assagies après une statistique de l'emploi de mai décevante et à cet égard, les ventes au détail "nous dirons si les consommateurs achètent moins, et si oui dans quelle mesure, et si ce chiffre de l'emploi était juste un élément ponctuel et non tendanciel", ajoute Bruce McCain.

Enfin, l'approche du référendum du 23 juin sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne (UE) risque de rendre les investisseurs de plus en plus fébriles.

Cet élément et les soucis que génère l'évolution de la croissance en Chine et aux Etats-Unis sont une "douche froide pour les optimistes", constate Chad Morganlander (Stifel, Nicolaus), lequel recommande une position "sous-pondérée" sur les actions pour le moment.

(Avec Rodrigo Campos, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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  • mlcbnb il y a 6 mois

    je dirai le contraire, c'est la FED qui est à l'écoute de Wall Street, et non le contraire. Les banques privées sont actionnaires de la FED, même si sur papier ces banques privées n'ont pas droit de décision. Reste que dans les faits, les banquiers privés US ont de l'influence certaine sur la FED. La Fed est donc bien à l'écoute de WS, et selon moi, pas de hausse majeure des taux avant ....très longtemps