Wall Street à l'affût des indicateurs économiques

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    par Chuck Mikolajczak 
    NEW YORK, 28 février (Reuters) - Les investisseurs comptent 
sur la série d'indicateurs économiques américains attendus dans 
les prochains jours pour permettre à Wall Street de poursuivre 
la hausse des deux dernières semaines, maintenant que la saison 
des résultats -- qui se sont avérés plutôt moroses -- arrive à 
son terme. 
    Sur fond d'inquiétude sur la croissance mondiale, ils 
espèrent aussi que les nombreux indicateurs attendus en Asie et 
en Europe reflèteront un relatif dynamisme, alors que les pays 
du G20 n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur de nouvelles 
mesures de soutien lors du sommet de vendredi et samedi. 
       
    L'indice Standard & Poor's 500  .SPX  a gagné 4,5% en deux 
semaines, sa meilleur performance sur une telle période depuis 
un an, et 7,5% par rapport au point bas atteint en séance le 11 
février, porté par des indicateurs meilleurs que prévu et des 
signes de stabilisation du pétrole. 
    "Si on remonte deux semaines en arrière, c'est vraiment le 
rapport positif sur les ventes de détail qui nous a pour ainsi 
dire sortis du bourbier", a dit Jack Ablin, responsable de 
l'investissement chez BMO Private Bank. "Maintenant que les 
publications de résultats sont derrière nous, les indicateurs 
économiques vont se retrouver au centre de l'attention." 
    Les chiffres mensuels de l'emploi sont attendus en fin de 
semaine et les économistes tablent en moyenne sur 193.000 postes 
créés en février ainsi que sur un taux de chômage de 4,9%, 
inchangé par rapport à janvier.  
    Les créations d'emploi ont ralenti plus fortement que prévu 
en janvier aux Etats-Unis, mais la hausse des salaires et un 
taux de chômage au plus bas depuis huit ans semblent témoigner 
d'une vigueur persistante du marché du travail.   
     
    L'ACTIVITÉ DES SERVICES SURVEILLÉE DE PRÈS 
    Des indicateurs d'activité dans les secteurs manufacturier 
et des services seront également publiés dans la semaine. Les 
investisseurs attendent des signes montrant que le secteur 
manufacturier a touché un point bas et qu'il s'apprête à 
repartir de l'avant. 
    L'activité dans les services sera également surveillée de 
près après l'annonce en première estimation d'une contraction en 
février pour la première fois depuis octobre 2013, alors que ce 
secteur était jusqu'à présent un facteur de soutien.  
    "C'est (le rapport sur) les services qui compte", dit Art 
Hogan, responsable de la stratégie chez Wunderlich Securities.  
    Il explique que les investisseurs sont résignés à avoir un 
indice d'activité manufacturière faible mais qu'ils espèrent un 
chiffre plus positif dans les services. 
    D'un autre côté, des indicateurs reflétant une reprise 
vigoureuse de l'économie américaine pourraient refroidir 
l'enthousiasme pour les actions, de crainte que cela n'incite la 
Réserve fédérale à relever ses taux à l'issue de sa réunion de 
mi-mars. 
    "(Les chiffres de l'emploi) pourraient entraver la 
progression du marché", dit Peter Kenny, chargé de la stratégie 
chez Kenny & Co. "Les investisseurs y verront un signe que la 
Fed est susceptible de modifier ses taux dans un délai plus 
court." 
    La volatilité pourrait également être accrue par les 
événements politiques avec l'arrivée du "Super Tuesday" qui 
verra dans trois jours 11 Etats désigner leurs délégués en vue 
de l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre.  
    Les cours du pétrole resteront aussi un déterminant de la 
tendance boursière, le rebond de plus de 25% du brut léger 
américain  CLc1  par rapport au creux touché le 11 février ayant 
largement contribué à celui des actions. 
 
 (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc 
Angrand) 
  
 
 

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