Wall Street a fortement baissé avec la BCE et la Fed

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse de près de 1,5% jeudi, sous le coup, comme les places européennes, de l'accueil mitigé réservé par les investisseurs aux nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) alors qu'une prochaine hausse des taux de la Réserve fédérale semble de plus en plus probable.

L'indice Dow Jones a cédé 1,42%, soit 252,01 points, à 17.477,67. Le S&P-500, plus large, a perdu 29,89 points, soit 1,44%, à 2.049,62. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 85,70 points (-1,67%) à 5.037,53. Cela porte le recul du Dow depuis le début de la semaine à plus de 1,7%, celui du S&P à près de 2% et celui du Nasdaq à 1,8%.

La BCE a abaissé jeudi l'un de ses taux directeurs et prolongé d'au moins six mois son programme d'achats de titres sur les marchés.

Mais les acteurs de marché avaient apparemment attendu beaucoup plus de la part de l'institut d'émission et l'euro, qui avait fortement baissé ces dernières semaines dans l'anticipation d'un assouplissement de grande ampleur, a rebondi de plus de 3% face au dollar.

Du coup, face à un panier de devises internationales, le dollar a reculé de plus de 2%, sa plus forte baisse sur une seule séance depuis mars 2009.

Pourtant, la présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, a dressé dans la journée un tableau optimiste de la situation économique aux Etats-Unis en ouverture de son audition par une commission du Congrès, paraissant ainsi continuer à préparer le terrain pour, d'ici deux semaines, une première hausse des taux d'intérêt depuis près de dix ans.

"Le programme de soutien (en Europe) s'est avéré quelque peu moins important que prévu. En outre, les déclarations de Janet Yellen ont été le dernier signe en date que la Fed est prête à relever ses taux", a déclaré Bryant Evans, gérant de portefeuille chez Cozad Asset Management.

MARCHÉ DU TRAVAIL ROBUSTE

En plus des déclarations de Janet Yellen, les inscriptions au chômage ont attesté d'un marché de l'emploi en amélioration. Les chiffres de l'emploi pour le mois de novembre, la dernière statistique de premier plan avant la réunion de politique monétaire de la Fed des 15 et 16 décembre, sont attendus vendredi avant l'ouverture de Wall Street.

Les économistes interrogés par Reuters anticipent 200.000 créations d'emplois pour le mois dernier après 271.000 en octobre.

Une croissance suffisante pour assurer une poursuite des créations d'emploi et la confiance dans le retour de l'inflation vers son objectif sont les critères définis par la Fed dans son dernier communiqué de politique monétaire pour permettre une première hausse de taux.

Une autre donnée macroéconomique est allée dans le sens d'une conjoncture américaine en bonne forme : les commandes à l'industrie ont rebondi un peu plus que prévu en octobre aux Etats-Unis après deux mois consécutifs de tassement.

Les dix indices sectoriels du S&P 500 ont terminé la séance dans le rouge, celui regroupant les valeurs pharmaceutiques accusant la baisse la plus marquée (-2,25%), suivi du compartiment énergétique (-2,05%).

Les titres Wal-Mart Stores (+1,18%) et General Electric (0,20%) ont été les deux seules composantes du Dow Jones à afficher une hausse.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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