Wall Street a fini irrégulière, coincée entre Intel et AmEx

le
0
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini sur une note mitigée vendredi, coincée entre le repli des titres Intel et General Electric après des résultats jugés décevants de ces deux poids lourds de cote et la bonne tenue des actions American Express et Visa.

L'indice Dow Jones gagné 0,25%, soit 41,55 points à 16.458,56 grâce à ces deux valeurs. Mais le S&P-500, plus large, a perdu 7,19 points, soit 0,39%, à 1.838,70. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 21,11 points (-0,50%) à 4.197,58.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a gagné 0,1, le S&P 500 a perdu 0,2% et le Nasdaq a pris 0,5%.

Le titre Intel a reculé de 2,60% à 25,85 dollars après que le géant des semi-conducteurs annoncé jeudi soir des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et des perspectives jugées peu enthousiasmantes pour les trois premiers mois de l'année.

De son côté, General Electric a annoncé une hausse de son chiffre d'affaires trimestriel légèrement supérieure aux attentes, soutenue par ses activités d'équipements pour le secteur de l'énergie et de réacteurs d'avions, en précisant que son carnet de commandes avait inscrit un nouveau record.

Mais cela n'a pas empêché l'action du conglomérat industriel américain de céder 2,28% à 26,58 dollars, les investisseurs ayant été déçus par la marge opérationnelle dégagée par le groupe l'an dernier.

Du côté des hausses, le titre American Exress a pris 3,63% à 90,97 dollars après le géant des cartes de crédit a fait état jeudi soir d'un bénéfice plus que doublé au quatrième trimestre 2013, ses clients ayant dépensé davantage pendant la saison des fêtes aux Etats-Unis, son principal marché.

L'action Visa a avancé dans la foulée de 4,69% à 232,18 dollars.

Le titre Morgan Stanley a pris 4,38% à 33,40 dollars à la suite de l'annonce par la banque d'investissement d'un bénéfice courant supérieur aux attentes des analystes financiers.

DES RÉSULTATS D'ENTREPRISE DIFFICILES À INTERPRÉTER

"Les intervenants de marché avaient été agréablement surpris par les premiers résultats. Mais leur enthousiasme est retombé avec des publications moins favorables. Maintenant il essaient d'anticiper la tendance qui va se dégager de ces chiffres", a noté John Manley, analyste chez Wells Fargo Funds Management.

Après le bond de 30% enregistré en 2013 par le S&P 500, essentiellement alimenté par le programme d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale, ceux pariant sur une poursuite de la hausse de Wall Street comptaient notamment sur les résultats d'entreprise pour justifier leur hypothèse d'une poursuite du "rally".

Or, même s'il a atteint un nouveau record de clôture mercredi, le S&P fait du surplace depuis le début de l'année (-0,5%).

Et les investisseurs ne peuvent plus compter sur la Fed puisque celle-ci, au vu d'une amélioration de la conjoncture économique aux Etats-Unis, devrait poursuivre le dénouement de ses mesures de soutien.

Les indicateurs du jours corroborent, pour l'essentiel, l'hypothèse d'une économie américaine robuste.

Les mises en chantier aux Etats-Unis ont accusé en décembre une baisse moins marquée que prévu, après une année faste qui a ramené le secteur de la construction à des plus hauts de plusieurs années. Sur l'ensemble de l'année 2013, elles ont augmenté de 18,3% à 923.400.

La production manufacturière aux Etats-Unis a fini l'année 2013 sur une note soutenue avec une hausse de 0,4% en décembre.

Seul bémol, le moral des ménages américains a baissé en janvier, en raison notamment d'une dégradation des anticipations des foyers à bas et moyens revenus, montrent les premiers résultats de l'enquête mensuelle Thomson Reuters-Université du Michigan.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant