Voyage dans le temps à Saint Pancras, joyau de l'architecture victorienne

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COUP DE COEUR- Régulièrement, Carole Papazian vous entraîne dans un lieu hors normes. Après le musée Rodin à Paris, le château de Joséphine Baker dans le Périgord et une rhumerie en Martinique, découvrez la magistrale restauration de l’hôtel Saint Pancras à Londres.

Terminus Saint Pancras. A peine descendue de l’Eurostar, ça y est. On débarque dans un univers à la fois si proche et si lointain. London calling. Quelques notes de musique me trottent dans la tête. La gare victorienne se double d’un hôtel et d’une résidence de luxe pour happy few. Les deux se la jouent collé-serré. Depuis les chambres de l’hôtel, on peut contempler les voies. En poussant une porte, on passe des quais au lobby de l’hôtel surmonté d’une immense verrière. Prenez le temps de regarder les détails, il y en a beaucoup. Rincez-vous l’oeil. Voilà l’architecture victorienne dans toute sa splendeur, ses excès diront certains. Pas moi, j’aime ça!

Habituellement, le voyageur file vite vers un quartier ou l’autre de la capitale britannique. Pourtant, faire un arrêt au Saint Pancras Renaissance hôtel vaut le coup d’œil. Pour y poser ses valises ou tout simplement y prendre un thé. Si vous aimez l’architecture victorienne, les bâtiments et les défis fous, vous ne serez pas déçu. La rénovation du Saint Pancras Renaissance hôtel est le pari d’un homme, Harry Handelsman, le président de Manhattan Loft Corporation.

Building iconique

«En 1998 quand on m’a proposé de participer à la restauration de Saint Pancras, j’ai trouvé que c’était excitant de redonner vie à ce building iconique tout en créant une vingtaine d’appartements spectaculaires sur le toit» explique-t-il dans la préface du livre de plus de 200 pages qu’il a consacré à cette restauration. Il faut dire que le Saint Pancras est devenu une partie de sa vie. Il n’y vit pas, mais on a l’impression que le bâtiment l’habite un peu.

Il lui a fallu 13 ans pour mener à bien la restauration et finalement, outre l’hôtel cinq étoiles de 245 chambres, c’est un programme immobilier résidentiel de luxe qui a été construit ici. «Je ne me rendais pas compte de l’ampleur du chantier dans lequel je me lançais» avoue-t-il en faisant découvrir l’hôtel, l’entrée des appartements privés, le majestueux escalier, les plafonds aux allures gothiques, la suite avec un portrait de la Reine tout au fond.

Inlassable, il décrit comment il a découvert un papier peint à l’ancienne qu’il lui a fallu refaire à l’identique parce qu’il a été considéré qu’il avait un intérêt historique (le bâtiment est classé) et dont la note lui fait encore dresser les cheveux sur la tête.

Même sans Harry, il suffit de laisser courir son imagination, de se laisser porter par les bruits du lobby pour voyager en restant assis sur une banquette. Pour qui pousse ses portes, c’est une aventure dans le temps qui débute. Emprunter les escaliers, visiter la suite royale de 320 m², admirer les papiers peints refaits à l’identique et les détails du bar est un voyage.

«Nous avons aussi 67 appartements qui ont été vendus, et plusieurs de nos suites offrent une vue directe sur les voies», explique Harry Handelsman, le président de Manhattan Loft Corporation, qui s’est investi dans ce projet pharaonique qui a duré 13 ans et coûté 200 millions de livres.

Un projet qui l’a emmené plus loin qu’il ne l’imaginait. «A certains moments, je me suis dit que j’étais fou de m’être lancé dans cette entreprise.» Résultat, un décor à savourer tant les moindres détails ont été soignés, mais pas un musée. «Il est important que le lieu vive. Nous avons un lobby très actif, il y a une vraie ambiance ici» note Harry Hadelsman en nous guidant dans ces lieux où une cinquantaine de films ont été tournés. Allez-y, c’est à vous de jouer.

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