Voyage au sommet de la tour Luca Toni

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Comme la tour de Pise, Luca Toni aurait dû s'écrouler depuis des années. Mais après une nouvelle saison à plus de 20 buts, la " torre " fait bien plus que tenir à la hauteur des sommets italiens. Elle continue à régner. Et surtout à sourire.

C'est l'histoire d'une tour qui aura longtemps attendu pour montrer sa véritable grandeur. Modena. Une tour ayant joué avant-centre pour treize couleurs différentes du haut au bas de la Botte. Empoli. Une tour au dos géant coiffée d'une figure d'empereur. Fiorenzuola. Une tour de près de 195 centimètres qui bouge autour de la surface comme si elle en avait dix de moins. Lodigiani. Une tour mobile ayant subi les coups de coude de tous les défenseurs au monde durant deux décennies. Treviso. Une tour ayant infligé des coups de tête à des générations de ballons. Vicenza. Une tour qui aura attendu dix ans de carrière pour être convoquée par la Nazionale, mais aura fini championne du monde. Brescia. Une tour à la technique parfois hasardeuse, mais merveilleusement mise au service d'une générosité, d'un sens du jeu et d'un instinct pour le but parfois sans égal. Palermo.

Une tour ayant remporté trois fois le titre de meilleur buteur de son championnat. Fiorentina. Une tour " de surface " ayant aussi fait ses preuves dans le royaume des frappes lointaines. Bayern Munich. Une tour de 38 ans qui court comme si elle en avait vingt de moins. Roma. Une tour qui célèbre ses joies et pleure ses malheurs comme si elle les connaissait pour la première fois. Genoa. Une tour frappée, bousculée, critiquée, meurtrie mais toujours en vie. Juve. Une tour dont la carrière de 21 saisons semble parfois aussi longue que les neufs siècles d'histoire de la tour de Pise. Al-Nasr. Une tour qui a prouvé à maintes reprises qu'il faut toujours y croire. Fiorentina. Et que certaines tours ne tomberont jamais, peu importent la verticalité de la pente et la puissance du vent. Verona.

Escaliers tortueux


Ses débuts en Serie A pour Vicenza ont déjà quinze ans. Ses premiers buts pour Palerme, qui lui vaudront une convocation avec la Nazionale, ont déjà onze ans. Lorsque Luca Toni finit capocannoniere de la Serie A pour la Fiorentina, le compteur affiche déjà 29 ans. C'est l'année du Mondial allemand. Ce doublé contre l'Ukraine, qui devait être l'apogée d'une carrière illuminée sur le tard, a déjà neuf ans. Les deux années et demi à briller avec Ribéry au Bayern ? Elles ont déjà cinq ans. Et puis, ces piges de six mois, alors qu'on le croit fini à 33 ans : de loyaux services à la Roma de Ranieri, marquant contre l'Inter ce qui aurait pu être le but d'un Scudetto que la capitale attend encore aujourd'hui ; trois buts…




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