Votre smartphone vous piste en permanence

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Votre smartphone vous piste en permanence
Votre smartphone vous piste en permanence

Imaginez un espion qui vous suit pas à pas, et indique minute par minute où vous vous trouvez... Une vision totalitaire un peu glaçante digne d'un roman d'anticipation ? Non, vous l'emmenez déjà partout avec vous, il est dans votre poche ou votre sac à main, il s'est rendu indispensable et son absence vous semble invivable. Ce mouchard, c'est votre smartphone.

Le constat n'est pas signé par un militant conspirationniste mais par la très mesurée Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). La géolocalisation des utilisateurs de smartphones est, en volume, la donnée la plus collectée par les appareils mobiles, ce qui en fait un outil de pistage permanent. La Cnil, en partenariat avec l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), le démontre à travers une étude publiée ce lundi.

Entre un quart et un tiers des applications présentes sur les smartphones fonctionnant sous les systèmes d'exploitation iOS (Apple) et Android (Google) ont eu accès à la localisation de l'appareil, révèle l'étude.

Si elle «n'a rien de surprenant» compte tenu des besoins des applications, cette conclusion interpelle par «l'intensité et la fréquence d'accès à cette information» relevées dans certains cas.

La protection de la vie privée en question

L'étude s'interroge sur la finalité de ce pistage intensif et estime probable que ces données de géolocalisation soient revendues à des tiers.

Ainsi, sur les trois mois du test, «une des applications a accédé plus d'un million de fois à la géolocalisation», souligne les auteurs de l'étude, qui ajoutent avoir «du mal à relier cela à des fonctionnalités de l'application».

«Ces accès soulèvent une question de protection de la vie privée, transformant le téléphone en un instrument permanent de localisation de son propriétaire», indique la Cnil dans ses conclusions.

Si ce pistage peut procéder d'un simple effet d'aubaine, ...

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