Vote de confiance : les frondeurs au pied du mur

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Vote de confiance : les frondeurs au pied du mur
Vote de confiance : les frondeurs au pied du mur

La nuit a été longue pour les frondeurs. Car l'heure du choix est arrivée : voter ou non cet après-midi la confiance à Manuel Valls ? Une question qui va tarauder de nombreux socialistes jusqu'au dernier moment, alors que le Premier ministre multiplie les pressions pour limiter le nombre d'abstentionnistes socialistes (ils étaient 11 en avril, pour le premier vote de confiance de Valls). Il est brièvement passé hier soir au dîner à la présidence de l'Assemblée offert par le groupe socialiste. « Je ne fonctionne ni au caporalisme ni à l'intimidation », a expliqué Valls, qui a une nouvelle fois appelé à la responsabilité. Ce matin, il interviendra de nouveau lors de leur séminaire consacré aux questions économiques et sociales. L'objectif est clair : ramener dans le rang les plus hésitants. Et il a réaffirmé hier qu'il irait « jusqu'au bout » de sa mission.

VIDEO. L'édito du Parisien. Vote de confiance : y a-t-il du suspense ?

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Les frondeurs sont au pied du mur. Soit ils soutiennent le discours de politique générale de Valls et ils passent pour des « dégonflés ». Soit ils s'abstiennent et ils prennent le risque d'ajouter une crise à la crise. Surtout qu'en cas d'« accident » cet après-midi (peu probable puisqu'il faudrait plus d'une soixantaine d'abstentions socialistes pour que Valls n'ait pas sa majorité), c'est la dissolution. Et la défaite assurée pour la plupart des députés PS. « Là, on passerait des frondeurs aux... salopards », tacle un soutien de Valls.

Du coup, si un noyau dur est certain de s'abstenir, d'autres cogitent. « Oui ? le contexte est lourd et ça discute beaucoup chez nous », reconnaît Daniel Goldberg, l'un des 33 députés qui s'est abstenu en juillet sur le budget rectificatif de la Sécu. Prudents, certains prennent la température dans leur circonscription, conscients que les ...

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