Vos amis Facebook vous priveront-ils de crédit immobilier ?

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Des technologies permettent d’analyser vos interactions et vos discussions sur des réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook afin d’évaluer votre fiabilité de client bancaire.

Si vous avez cru à une plaisanterie en lisant ce titre, détrompez-vous: il est on ne peut plus sérieux! Pour preuve, ce brevet déposé par Facebook au début du mois d’août, qui permet au réseau social de savoir si vous êtes quelqu’un de fiable financièrement, par le biais de vos relations, contacts et de tous vos échanges sur le réseau... Une aubaine pour les banques, qui y voient un bon moyen de savoir si oui ou non vous avez un profil favorable afin qu’elle vous prête de l’argent pour financer votre achat immobilier!

Voici ce que l’on peut lire dans ce brevet pour décrire la technologie: lorsqu’une personne effectue auprès de sa banque une demande de prêt, cette dernière est en mesure d’examiner les notes de crédits des amis Facebook de l’individu, et de toutes les personnes à qui elle est connectée sur le réseau social dont les données sont consultables. Grâce à cela, la banque détermine si l’individu a un profil favorable pour recevoir son crédit immobilier... ou non.

Une pratique discriminatoire envers les clients?

Que penser de cette pratique? Il faut savoir qu’aux États-Unis, la Federal Trade Commission proscrit catégoriquement toute forme de discrimination des banques envers leurs clients. Âge, sexe, couleur de peau, religion sont donc des éléments qui ne doivent en aucun cas influencer les créanciers, qui doivent s’en tenir aux informations bancaires dont ils disposent et votre façon de gérer votre argent. La question de la légalité de ce procédé se pose donc bien... Facebook s’est pour le moment refusé à tout commentaire, rapporte le site Quartz.

Notons qu’aux États-Unis, plusieurs jeunes pousses du web comme Affirm ou Earnest se sont tournées vers cette activité de surveillance des clients des banques et leurs proposent d’ores et déjà des prestations de conseil basées sur les interactions et les discussions de leurs clients sur des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter afin de déterminer leur fiabilité. Eux, prennent les choses dans l’autre sens: leur technologie permettrait au contraire d’aider les gens à obtenir un prêt, en fournissant davantage de données pour étayer les informations financières.

Du côté des autorités, on laisse faire... tout en surveillant de très près les activités de ces jeunes pousses, comme l’expliquait en janvier dernier au New York Times Patrick Ficklin, patron du bureau américain de protection financière des consommateurs. «Si nous encourageons l’innovation, nous sommes doublement attentifs pour surveiller ce marché», expliquait-il.

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  • faites_c le mardi 25 aout 2015 à 09:10

    Il est tout à fait dommageable que certains pseudos journalistes propagent ces rumeurs sur des technologies qui ne sont pas en oeuvre y compris aux US contrairement à ce que cet article sous entend. On notera que cette rumeur avait déjà été publiée par RN mais avec la précision que c'était pour le moment une technologie virtuelle!