Voltuan, activiste aux 1 000 pancartes et au grand c½ur

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Voltuan, activiste aux 1 000 pancartes et au grand cœur
Voltuan, activiste aux 1 000 pancartes et au grand cœur

Si vous vous rendez sur une manifestation, peut-être reconnaîtrez-vous une grande silhouette d’1m92 brandissant une pancarte avec de grandes lettres au code couleur bien reconnaissable. « Ce sont les couleurs primaires. Le bleu, le rouge, le noir et j’ajoute parfois une touche de jaune.», nous explique-t-il en s’appliquant avec ses marqueurs. On le distingue aussi par son bonnet abeille, son accessoire fétiche : « Je l’ai acheté dans une boutique suédoise à Paris. Ca plaisait beaucoup aux enfants quand j’étais instituteur mais aussi aux adultes que ça fait sourire souvent dans le métro. C’est bien ça tisse des liens. »

 

Cet homme, c’est Jean-Baptiste Reddé, Voltuan de son nom d’artiste. « Un mélange entre Nerval et de Novalis », deux poètes qu’il affectionne. « J’ai appris il y a peu de temps que ça signifiait jeune vautour en roumain », nous raconte celui qui se présente désormais comme un poète.

 

C’est dans un café place de la Sorbonne que nous l’avons rencontré ce mardi 5 avril, 12e journée de mobilisation contre la loi travail, à laquelle il participe presque à chaque fois. C’est ici qu’il prépare ses fameuses pancartes, à défaut d’avoir un logement à Paris (il se fait héberger chez des amis ou à l’hôtel).  A l’ordre du jour : « Loi travail dégage ! » au recto, « Hollande en coma démocratique avec le 49.3 en arrière-plan » au verso. « C’est de l’humour noir, mais c’est aussi pour dire que la démocratie est en coma artificiel », nous explique-t-il.

 

Mais la loi Travail n’est pas la seule cause qu’il défend. « L’environnement, le social, la paix dans le monde et le respect des animaux sont des causes pour lesquelles je me bats. » Un seul combat qu’il n’a pas mené : « Je n’ai pas participé aux manifs pour tous. Je trouvais que ce n’était pas le plus urgent.»

 

Ses pancartes ont fait le tour du monde. Espagne, ...

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