Vols limités en marge de l'accident de Brétigny, selon le parquet

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LE PARQUET ÉVOQUE DES VOLS LIMITÉS EN MARGE DE L'ACCIDENT DE BRÉTIGNY
LE PARQUET ÉVOQUE DES VOLS LIMITÉS EN MARGE DE L'ACCIDENT DE BRÉTIGNY

PARIS (Reuters) - Deux passagers de l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ont été dévalisés le 12 juillet et un médecin du Samu s'est fait voler son téléphone portable, a déclaré mercredi le procureur de la République d'Evry.

Des pierres ont été également lancées en direction de cinq pompiers accourus sur les lieux et deux canettes lors d'une intervention ultérieure des CRS, a précisé Eric Lallement.

Le magistrat a accrédité lors d'une conférence de presse la version du gouvernement qui a fait état d'actes de violence limités, alors que l'opposition dénonçait des pillages.

Seuls deux vols de passagers ont été établis d'une façon irréfutable, car des objets leur appartenant ont été retrouvés à la station Châtelet du RER, à Paris, où un ou plusieurs voleurs les ont abandonnés.

Il s'agit d'une veste avec un portefeuille et un chéquier dans un cas, et d'un agenda et d'une facture d'ordinateur dans l'autre, a indiqué Eric Lallement.

"Ces deux victimes déplorent toujours aujourd'hui comme objets manquants un téléphone portable et un ordinateur", a-t-il précisé.

Le procureur d'Evry a souligné qu'une enquête était en cours au sujet d'une ou deux personnes filmées par une caméra vidéo en train de sortir de la gare avec un bagage, alors qu'elles n'en avaient pas en y entrant.

"Nous n'avons pas la certitude qu'il s'agit forcément d'un vol", a-t-il précisé.

Eric Lallement a également détaillé les circonstances dans lesquelles un médecin du Samu, qui a porté plainte pour violences, s'est fait voler son téléphone portable.

Selon lui, le secouriste a été "interpellé" par des jeunes lui demandant de "porter assistance" à leur amie, qui se trouvait à l'extérieur de la gare et n'était pas une victime.

Devant le refus du secouriste jugeant plus urgent de s'occuper des victimes du déraillement, "une altercation s'en est suivie et le médecin déplore le vol de son téléphone portable", a précisé le magistrat.

Selon lui, ces personnes ont ensuite "porté assistance" à des victimes de la catastrophe.

Sur la base d'un rapport de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS), chargée de la sécurisation des lieux, la droite s'est indignée de scènes de caillassage des forces de l'ordre.

Le procureur d'Evry a précisé que des cailloux avaient été jetés en direction de cinq pompiers peu après la catastrophe et que le "petit groupe" avait été rapidement dispersé.

Il a également fait état d'un autre incident très limité deux heures plus tard lors de l'élargissement par des CRS du périmètre de sécurité. "A ce moment-là, un agent a constaté la projection de deux canettes", a-t-il dit.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • nayara10 le mercredi 24 juil 2013 à 19:41

    RAS .Tout cela pour être classé comme une défaillance Technique..Je ne pense pas qu'il y a beaucoup d'ingénieurs en FRANCE pour passé pour des K..H..On$.....

  • olyve54 le mercredi 24 juil 2013 à 18:18

    Justice a la solde de la gauche, zéro confiance

  • bordo le mercredi 24 juil 2013 à 17:50

    Les juges sont ben disciplinés aux ordres du pouvoir. Pitoyable.