Volonté d'évacuer la "jungle" de Calais avec le temps nécessaire

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MANUEL VALLS DIT QUE L'ÉVACUATION DE CALAIS PRENDRA "LE TEMPS NÉCESSAIRE"
MANUEL VALLS DIT QUE L'ÉVACUATION DE CALAIS PRENDRA "LE TEMPS NÉCESSAIRE"

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a assuré mardi que l'évacuation de la partie Sud de la "jungle" de Calais, prévue mercredi, se déroulerait "avec le temps nécessaire" afin d'apporter une "réponse humanitaire" aux migrants en quête d'un passage vers la Grande-Bretagne.

Le tribunal administratif de Lille doit examiner à partir de 14h00 (13h00 GMT) un référé déposé par huit associations contre l'arrêté d'expulsion, qui vise ce bidonville de la périphérie de Calais où se massent des milliers de migrants.

Elles affirment que l'opération a été décidée sans proposer des solutions alternatives suffisantes et soulignent que le nombre de migrants concernés, de l'ordre d'un millier selon l'Etat, est en réalité plus de trois fois plus élevé.

"Nous sommes en train d'évacuer, avec méthode, avec le temps nécessaire, ces campements parce que nous ne pouvons pas accepter les conditions terribles dans lesquelles vivent ces migrants qui sont indignes", a justifié le Premier ministre sur RTL.

"Nous sommes en train de créer les conditions d'une mise en place d'abris solides, à l'épreuve des intempéries, et 1.200 personnes y ont déjà été accueillies", a-t-il précisé.

"Il faut apporter une réponse humanitaire à cette situation de Calais ou à Grande Synthe (Nord) en mettant à l'abri ces personnes dans des conditions humaines", a dit Manuel Valls.

Invitée d'Europe 1, la préfète du Nord-Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a écarté, a priori, le recours à la force pour l'évacuation.

"Ce n'est pas parce qu'il y a un arrêté d’évacuation que la force publique va être employée", a-t-elle affirmé. "Si chacun joue le jeu, il n'y a pas de raison que nous utilisions la force publique."

"Il y a quelques mois, nous avions été condamnés par à peu près les mêmes associations parce que justement, nous laissions vivre des personnes dans des conditions indignes", a-t-elle dit.

"L’Etat s'est mis en position de répondre", a-t-elle ajouté en évoquant la création de 1.500 places d'hébergement dans des conteneurs. 

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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