Völler : le retour de l'Allemand volant

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Ce Roma/Leverkusen est alléchant au regard du match aller mais aussi parce que Rudi Völler, dirlo' sportif du Bayer, fait son retour au Stadio Olimpico, qu'il a connu sur la pelouse et sur le banc, plus brièvement. Bienvenue dans le Völlerico.

"Vola, tedesco vola, sotto la curva vola, la curva s'innamora, tedesco vola"*, c'était le chant le plus régulièrement entonné dans la Curva Sud au début des années 90. Une époque où un Allemand moustachu à la tête et au profil de renard fait le bonheur de la Roma. Cinq saisons ont suffi pour faire de lui un des joueurs les plus appréciés par les bouillants supporters romains. Marié à une Romaine et avec trois de ses cinq enfants nés dans la ville éternelle, Rudi Völler revient à la maison ce mercredi soir en tant que directeur sportif du Bayer Leverkusen, l'autre club de sa vie. On l'avait déjà revu à Rome il y a deux mois lors des préliminaires de la Ligue des champions, et les sifflets des supporters de la Lazio au moment où son visage est apparu sur l'écran géant de l'Olimpico suffisaient à mesurer sa popularité au sein du peuple giallorosso

La droiture allemande


Une histoire d'amour qui aurait pu se terminer plus vite que prévu. C'est Sven-Göran Eriksson qui insiste pour faire venir ce buteur implacable sévissant au Werder de Brême et avec la Mannschaft. Le président Dino Viola lâche 5 milliards de lires alors que le Milan de Sacchi est aussi très intéressé. À Rome, Rudi retrouve un technicien suédois, mais pas celui qu'il pensait. En effet, Niels Liedholm a fait son retour, un changement sans conséquence puisque l'Allemand est bien titulaire indiscutable. Néanmoins, un mauvais soin en sélection l'écarte des terrains, tandis que le retour qui s'ensuit est précipité. Résultat, les prestations sont décevantes (seulement 3 buts en 21 matchs). Völler est alors à deux doigts de rentrer au pays où les offres ne manquent pas. ""Je suis allemand et je voudrais toujours donner le maximum, je comprends que vous n'êtes pas satisfaits, et je ne veux pas prendre la place d'un autre étranger", tel a été mon discours, mais le président m'a dit de rester", a-t-il confié cette semaine dans une interview à la Gazzetta dello Sport. Rudi veut l'heure de gloire qui lui est promise.

Centre de Rudi, et but de Völler


Après un bon Euro 88, ce n'est qu'au milieu de la saison suivante que la machine se met en marche. Il ne s'agit pas d'une grande Roma, le club connaît une période de dépression après avoir lutté pour le titre avec la Juve durant la majeure partie des années 80. L'Allemand prend ses responsabilités et…




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