Volkswagen - Ferdinand Piëch : le pas de trop du patriarche

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La nouvelle a fait sensation en Allemagne : Ferdinand Piëch démissionne du conseil de surveillance de Volkswagen après avoir été désavoué.
La nouvelle a fait sensation en Allemagne : Ferdinand Piëch démissionne du conseil de surveillance de Volkswagen après avoir été désavoué.

C'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé : Ferdinand Piëch souhaitait le départ de Martin Winterkorn, PDG de Volkswagen, et c'est lui-même qui, deux semaines plus tard, décide de son propre chef de quitter son fauteuil au sein du conseil de surveillance du plus grand groupe automobile allemand. La démission de Ferdinand Piëch et de sa femme Ursula, elle-même membre du conseil de surveillance, entre en vigueur sur-le-champ.

Le départ spectaculaire de Ferdinand Piëch fait l'effet d'un séisme en Allemagne. Une fin humiliante pour une des figures les plus emblématiques de la réussite allemande d'après-guerre. Durant cinquante ans, Ferdinand Piëch, 78 ans, accompagna et modela les succès économiques de son pays. Surnommé le "patriarche", il est non seulement le patron le mieux payé d'Allemagne, mais aussi l'héritier d'une prestigieuse lignée de pionniers dans le domaine de la construction automobile. Un homme dont - jusqu'à aujourd'hui - la voix comptait. Il y a quelques semaines encore, personne n'aurait d'ailleurs jamais imaginé qu'il puisse ainsi prendre la porte. Mais la pression était devenue trop forte pour Ferdinand Piëch désavoué.

Il y a 15 jours, il jetait un pavé dans la mare en déclarant publiquement : "J'ai pris mes distances avec Winterkorn." Un message sobre, mais sans ambiguïtés : Ferdinand Piëch retirait sa confiance à celui qui devait hériter de sa place de président du conseil de surveillance. Martin Winterkorn...

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