Vol MS804-Les recherches sous-marines vont prochainement débuter

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 (Actualisé avec communiqué BEA, détails) 
    LE CAIRE, 27 mai (Reuters) - Un navire de la marine 
française est parti jeudi de Corse, avec à son bord des 
équipements d'exploration sous-marine pour la recherche des 
boîtes noires de l'Airbus d'EgyptAir qui s'est abîmé la semaine 
dernière en Méditerranée, a annoncé le Bureau d'Enquêtes et 
d'Analyses (BEA).  
    "Une campagne de recherches sous-marines va débuter dans les 
prochains jours par l'arrivée sur la zone de l'accident du 
bâtiment hydrographique Laplace de la marine française", a 
déclaré le BEA jeudi soir dans un communiqué.  
    Le Laplace a appareillé de Porto-Vecchio et transporte de 
l'outillage sous-marin conçu par la société française Alseamar, 
recrutée par les enquêteurs égyptiens pour poursuivre des 
recherches en eaux profondes au nord d'Alexandrie. Deux 
enquêteurs du BEA font partie du voyage. 
    L'avion de la compagnie nationale égyptienne a disparu avec 
66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français, dans une 
zone où la profondeur peut atteindre 3.000 mètres. Une semaine 
après la catastrophe, les enquêteurs n'ont encore aucune piste.  
    Les boîtes noires, qui pourraient élucider le mystère de la 
disparition de l'appareil, émettent un signal qui permet de les 
localiser, mais ces émissions cessent au bout de trente jours. 
    Les enquêteurs égyptiens ont annoncé qu'un signal radio 
avait été reçu par des satellites, d'une balise de détresse 
située habituellement à l'arrière de la cabine.  
    Cet élément pourrait permettre de restreindre les recherches 
à la partie arrière du fuselage, ce qui laisse un périmètre de 5 
km, ont-ils précisé. 
    Outre la technologie d'Alseamar, qui vise à "écouter et 
localiser le signal des balises des enregistreurs de vol", des 
négociations sont en cours avec une autre entreprise pour "un 
second navire équipé d'un robot sous-marin d'exploration et de 
moyens de relevage adaptés à la grande profondeur", explique le 
BEA.  
    La société Deep Ocean Search, basée à l'île Maurice, est 
susceptible d'être le deuxième contractant des autorités 
françaises et égyptiennes, selon des sources diplomatiques 
françaises.  
    La firme Alseamar a déjà participé en 2004 aux recherches 
des enregistreurs de vol d'un Boeing 737 de Flash Air qui 
s'était abîmé en mer Rouge, au large de Charm el Cheikh. Le 
Bureau d'enquête et d'analyse (BEA) était également impliqué à 
l'époque du fait de la présence à bord de nombreux touristes 
français. 
 
 (Lin Noueihed et Tim Hepher; Jean-Philippe Lefief et Julie 
Carriat pour le service français, édité par Jean-Stéphane 
Brosse) 
 

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