Vol MH370 : les trous embarrassants de la couverture radar malaisienne

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Les informations distillées par les autorités malaisiennes sont confuses, voire contradictoires.
Les informations distillées par les autorités malaisiennes sont confuses, voire contradictoires.

Les autorités malaisiennes restent très discrètes sur les informations issues des radars militaires de leur pays. Ces radars, dits "primaires", détectent des cibles, mais ne les identifient pas, contrairement aux radars "secondaires" de l'aviation civile qui affichent numéro, cap, vitesse, altitude du vol grâce aux réponses du transpondeur de l'avion. Mais les opérateurs des radars militaires, s'ils sont bien formés, savent distinguer l'écho d'un avion de ligne de celui d'un chasseur, d'une migration d'oiseaux ou d'un orage. Jusqu'à ce jour, les informations diffusées par les militaires malaisiens sont confuses, voire contradictoires, et même contredites par des fuites orchestrées à l'étranger. Révéler, faute d'information précise, que la couverture radar de l'espace aérien d'un pays est médiocre n'est pas anodin. C'est avouer une faiblesse dans une région où les nombreux intérêts stratégiques divergent entre la Chine, le Vietnam, l'Indonésie, la Malaisie, Singapour, etc. Cap sur Moscou Il y a un précédent historique. En 1987, une couverture radar mal gérée avait fait chuter l'URSS, signant le début de la fin de l'ère militaire soviétique. Le 28 mai 1987, l'Allemand Mathias Rust, 18 ans, très peu expérimenté avec ses 50 heures de vol, décolle d'Helsinki en Finlande aux commandes d'un Cessna 172 de location. Ce petit quadriplace monomoteur avait été assemblé en France à Reims. Le jeune pilote indique aux contrôleurs finlandais qu'il...

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