Vol MH370 - L'examen du flaperon terminé, selon l'Australie

le
0

NEW YORK, 20 août (Reuters) - Les autorités australiennes ont annoncé mercredi que l'inspection initiale du morceau d'aile d'avion découvert fin juillet sur une plage de l'île de La Réunion et appartenant très probablement au Boeing de la Malaysia Airlines disparu en mars 2014 était terminée. Aucune confirmation n'a pu être obtenue pour l'heure auprès des autorités françaises qui dirigent l'examen de cette pièce dont la découverte a relancé l'enquête sur le vol MH370. L'avion, un Boeing 777, devait assurer la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin le 8 mars 2014 avec 239 personnes à son bord. Il a disparu des écrans radar après avoir inexplicablement dévié de plusieurs milliers de milles nautiques de sa trajectoire de vol. "L'équipe d'enquête dirigée par les Français pour examiner le flaperon a conclu la première phase de son travail d'inspection", annonce le Bureau australien de sécurité des transports (ATSB) sur son site internet. "Les autorités françaises, en consultation avec la Malaisie, rendront compte des progrès le moment venu", ajoute l'ATSB. Le 5 août dernier, le procureur adjoint de Paris, Serge Mackowiak, a déclaré que les premières analyses effectuées avaient débouché sur de "très fortes présomptions" de l'appartenance du flaperon au vol MH370 Kuala Lumpur-Pékin. Le Premier ministre malaisien Najib Razak a déclaré pour sa part que la provenance de la pièce ne faisait aucun doute. "C'est avec un coeur très lourd que je dois vous dire qu'une équipe internationale d'experts a conclu que le débris trouvé sur l'île de La Réunion provient effectivement du vol MH370", a-t-il dit dans une allocution télévisée. (voir ID:nL5N10G40H ) Le morceau d'aile a été découvert le 29 juillet sur une plage de La Réunion, dans l'océan Indien. Il a été transféré et est analysé au laboratoire de la Délégation générale de l'armement Techniques aéronautiques (DGA TA) de Balma, près de Toulouse. Dans une interview, Jean-Paul Troadec, ancien président du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), a estimé que l'état du flaperon, même s'il n'est pas intact, indique qu'il n'y a pas eu d'impact violent avec la surface de l'océan. "Si cela avait été le cas avec le MH370, on aurait pu s'attendre à des débris bien plus petits que ce flaperon", a-t-il ajouté. (Alwyn Scott; Henri-Pierre André pour le service français)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant