Vol de données chez Orange : ce que risquent les abonnés piratés

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Vol de données chez Orange : ce que risquent les abonnés piratés
Vol de données chez Orange : ce que risquent les abonnés piratés

Orange, premier opérateur français, a été victime pour la deuxième fois en trois mois d'un piratage d'ampleur touchant quelque 1,3 millions des ses abonnés. Ce piratage met de nouveau en lumière la détermination de cybercriminels à se procurer des données personnelles dans le but d'escroquer des internautes. Quel usage les pirates informatiques peuvent-ils faire de ces coordonnées ? Quelle seront les conséquences pour les abonnés piratés ? Voici un début de réponse.

«Un nombre limité de données personnelles concernant des clients et des prospects» ont été copiées lors d'une intrusion détectée le 18 avril : noms, prénoms, et quand elles étaient renseignées l'adresse mail, les numéros de téléphone mobile et fixe, l'opérateur mobile et internet et la date de naissance», a annoncé mardi le groupe Orange. Sauf que, selon Mohamed Boumediane, expert en cybercriminalité, «Orange a tort de minimiser car en plus du phishing (Ndlr : données personnelles soutirées à l'insu de l'internaute), ils peuvent désormais propager des virus et des malwares (Ndlr : logiciels espions) grâce aux adresses e-mails récupérées» affirme ce dirigeant de Ziwit, une entreprise de sécurité informatique.

Les données sont revendables au marché noir

De plus, selon lui « 30% des internautes utilisent des mots de passe très faciles comme leur date de naissance ou leur numéro de téléphone» donc les hackers peuvent facilement accéder à leurs comptes de messagerie grâce à cette «base de données qualifiée car toujours valide avec de vrais noms». Même sans les coordonnées bancaires des abonnés, c'est une vraie mine d'or pour les pirates qui peuvent revendre au marché noir mondial ces données sur des sites spécialisés pour quelques centimes par donnée, soit un gain potentiel de plus d'un million d'euros dans ce cas précis.

Surtout, ce type de piratage, «est à la portée de tout le monde» selon le consultant. «Il y a des ...

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