Vol AF1780 pour Heathrow...

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Après deux mois d'une préparation physique intense, le XV de France s'envole ce samedi vers Londres. Le début des choses sérieuses une semaine avant d'entrer dans la Coupe du monde contre l'Italie.

L’aventure est désormais lancée. Une semaine avant d’entamer la Coupe du monde contre l’Italie à Twickenham, le XV de France s’envole ce samedi, à 13h25, de Roissy vers Londres pour poser ses valises à Croydon. Non sans une certaine impatience. « Franchement, là on peut vraiment commencer à penser à ce premier match, avouait un Scott Spedding impatient mercredi à Marcoussis. Mais il y a encore du boulot à faire avant l’Italie. On a bossé pendant deux mois, et c’est un rêve de gosse pour tout le monde d’aller jouer une Coupe du monde. Il y a beaucoup d’énergie, et tout le monde est très excité d’être à ce week-end. » Depuis deux mois, et le début du rassemblement des Bleus à Marcoussis le 5 juillet dernier, les joueurs de Philippe Saint-André se sont durement préparés avec un objectif clair : être prêt pour se rendre en Angleterre et soulever le trophée Webb-Ellis le 31 octobre.

Une idée fixe que les Français n’ont jamais oubliée durant leurs séances de wattbike, de crossfit, lors de l’ascension de la Via-Ferrata ou du col de l’Iseran en VTT à Tignes ou lors de leur stage à Falgos. Tous en ont en bavé. « Ça fait trois ans et demi qu’on travaille sur cette préparation, souligne Saint-André. Ce qui est important déjà, c’est l’investissement que les joueurs ont mis, et pas seulement les 31 mais les 36. Là-dessus, il y a eu une adhésion totale, un investissement fantastique. Sur les retours qu’on a, les joueurs sont bien physiquement, psychologiquement, on est dans les résultats attendus par rapport à cette préparation. » Sur le papier, les voyants sont au vert. Aucun blessé sérieux n’est à signaler, si ce n’est quelques pépins notamment pour le capitaine Thierry Dusautoir. Physiquement, certains joueurs n’ont jamais été aussi affutés. Et « l’esprit club » attendu par le staff au début de la préparation est une réalité.

Etre performant d’entrée

Le groupe vit bien. Et pour une fois, ce ne sont pas des paroles en l’air. Evidemment, la journée du 23 août et l’éviction de François Trinh-Duc, Rémi Lamerat, Xavier Chiocci, Loann Goujon et Sébastien Vahaamahina restera comme l’une des plus difficiles de cette longue préparation. Tant pour ceux qui sont partis que pour les heureux élus. « On est vraiment des privilégiés », résume Yoann Maestri. Sur le terrain, en revanche, le doute plane toujours. Après la défaite (19-14) à Twickenham le 15 août dernier, avec une équipe remaniée, le convaincant succès face au XV-type anglais (25-22) une semaine plus tard a franchement rassuré. Avant que la terne victoire contre l’Ecosse (19-16) n’inquiète à nouveau.

Désormais c’est bien vers Twickenham et l’Italie que les Bleus ont le regard tourné. Contrairement à 2011, quand le XV de France avait pu monter tranquillement en puissance avec deux premières rencontres plus qu’abordables contre le Japon et Canada, il faudra cette fois être performant de suite contre un adversaire plus coriace. « Le but sera d’entrer de plain-pied dans la compétition avec ce premier match que l’on pourrait qualifier de piège », souligne Julien Deloire, l’homme qui a fait souffrir les Bleus tout l’été. Le défi est immense pour ce XV de France pas franchement flamboyant ces dernières saisons. Et PSA de conclure : « Tu sais qu’en étant sélectionneur tu as trois ans et demi pour passer entre les gouttes, et puis trois mois pour changer l’histoire d’un groupe… »

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