Voitures piégées dans l'est de la Libye, quatre morts

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(Bilan actualisé, précisions, morts à Derna) BENGHAZI, Libye, 12 novembre (Reuters) - Des voitures piégées ont explosé mercredi dans trois villes de l'est de la Libye, à Labrak, Tobrouk et Benghazi, faisant au moins quatre morts et une vingtaine de blessés, a-t-on appris de sources autorisées. Ces attentats visaient les institutions libyennes issues des élections de juin et seules reconnues par la communauté internationale. Quatre soldats ont été tués par l'une des explosions près de l'aéroport militaire de Labrak, utilisé par le Premier ministre Abdallah al Thinni, a-t-on appris de source militaire. Abdallah al Thinni a installé ses services à Baïda, près de Labrak, à l'est de Benghazi, depuis la prise de contrôle de la capitale Tripoli par des miliciens pro-islamistes en août. Une autre voiture piégée a explosé dans une rue de Tobrouk, ville où s'est installée la Chambre des représentants élue fin juin. Cette explosion a fait au moins vingt blessés. Un troisième attentat à la voiture piégée a été commis à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, où l'armée libyenne appuyée par les forces du général à la retraite Khalifa Haftar affronte depuis mai des miliciens islamistes. On ignore si cette explosion a fait des victimes. Entre les villes de Tobrouk et de Baïda se trouve Derna, bastion islamiste où plusieurs dizaines de jeunes militants ont prêté allégeance il y a deux semaines à Abou Bakr al Baghdadi, "calife" de l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Peut-être en réponse aux attentats à la voiture piégée, Derna a été prise pour cible mercredi par des avions non identifiés. Ces bombardements ont fait quatre morts et six blessés, ont annoncé les secours. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi fin 2011, la Libye est plongée dans le chaos et voit s'affronter des factions rivales autrefois alliées, lorsqu'il s'agissait de renverser le "guide". Maîtres de Tripoli, les miliciens rassemblés au sein de "l'Aube libyenne" et venant pour la plupart de la ville de Misrata ont rétabli dans la capitale l'ancien parlement, le Congrès général national (CGN), et formé un gouvernement parallèle dirigé par Omar al Hassi, que ne reconnaît pas la communauté internationale. L'envoyé spécial de l'Onu, Bernardino Leon a cependant rencontré pour la première fois mardi soir à Tripoli le président du CGN dans le cadre de ses efforts de paix. La semaine dernière, la Cour suprême libyenne, dont le siège est à Tripoli, a jugé inconstitutionnels la Chambre des représentants de Tobrouk et le gouvernement Thinni. ID:nL6N0SW4V7 (Ayman al Warfalli; Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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