Voitures diesel: le contrôle technique sera bientôt plus compliqué

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Un décret imposant le contrôle des niveaux de CO2 ou de NOx lors des contrôles techniques va être publié à l'horizon 2018-2019 dans le cadre de la loi de transition énergétique.

Le contrôle technique de votre voiture diesel devrait être encore plus laborieux qu'avant. C'est du moins ce que prévoit un décret publié au Journal officiel. Il imposera, à l'horizon 2018-2019, de nouveaux critères de vérifications des véhicules diesel lors des contrôles techniques. Ces nouveaux contrôles permettront d'évaluer le niveau d'émission de polluants atmostphériques et autres particules d'un véhicule.

Nommé «diagnostic 5 gaz», ce nouveau dispositif impliquera la mesure de la présence d'oxydes d'azote (NOx), de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone, d'hydrocarbures imbrûlés et de particules fines dans le véhicule. Pour les contrôles techniques des voitures à essence, les quatre autres gaz faisant déjà des vérifications, seul le NOx fera l'objet de contrôles supplémentaires.

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Laurent Michel, directeur général de l'énergie et du climat au ministère de l'écologie présentait en janvier dernier devant l'Assemblée Nationale ce décret. «L'idée est que le dispositif soit opérationnel à partir du 1er janvier 2018, afin qu'au 1er janvier 2019, nous disposions de valeurs de référence, expliquait-il. Ajoutant qu'il «s'agit de passer progressivement de l'information -votre véhicule dépasse les normes admises - à l'obligation- vous devez procéder aux réparations et contre-visites nécessaires».

Comment effectuer les contrôles?

La question de l'équipement nécessaire pour effectuer ces contrôles se pose donc. Dès le 1er septembre, l'UTAC, l'organisme de tests et d'homologation testera plusieurs dispositifs techniques sur un panel de 10.000 à 20.000 voitures. Le dispositif est encore assez flou, les procédures de tests du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone, d'hydrocarbures imbrûlés et de particules fines ne sont pas encore connues. Quant à la mesure de l'oxyde d'azote, le décret propose deux solutions: un système portatif à un prix intéressant mais moins performant que le système statique, lui, assez onéreux.

Reste encore à définir le seuil de pollution que les voitures ne pourront pas dépasser et qui nécessiteront des réparations. Geoffrey Michala, directeur technique de Dekra interrogé par les Echos, estime que «ce sera assez compliqué de fixer la tolérance. On ne pourra pas reproduire le cycle d'homologation et le réglage des systèmes antipollution diffère vraiment d'un modèle à l'autre».

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  • am013 il y a 8 mois

    J'estime que ces contrôles techniques n'ont pas lieu d'être...on paye suffisamment de taxes et puis si les constructeurs appliquent les normes, c'est inutile. Le consommateur n'a pas à être le relai de l'insuffisance des acteurs commerciaux et du gouvernement.