Voir Istanbul, mourir et ressusciter

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Voir Istanbul, mourir et ressusciter
Voir Istanbul, mourir et ressusciter

Il y a dix ans, le Milan perdait la finale de Champions League contre Liverpool. Le scénario incroyable de cette rencontre aurait ravagé n'importe quelle équipe, mais pas la génération Ancelotti capable de se reprendre en quelques semaines.

Le scénario tout le monde le connaît, inutile de le ressasser. Épargnons les supporters du Milan déjà mal en point, et qui, aujourd'hui encore, détournent très souvent le regard quand les images de cette finale défilent sur les écrans. Souvent cité comme le plus beau match de l'histoire de la Champions League, le peuple rossonero n'en tire aucune fierté. Et la revanche d'Athènes deux saisons plus tard n'a qu'en partie cicatrisé la blessure. Une décennie, ce n'est pas encore suffisant pour faire le deuil d'une telle désillusion, que ce soit pour les tifosi, les joueurs et l'entraîneur de l'époque. Mais paradoxalement, le Milan avait réussi à encaisser le coup et repartir de plus belle les saisons suivantes.

Cauchemars, nuits blanches et dépression


"Quand cette torture s'est terminée, nous nous sommes retrouvés dans les vestiaires : nous n'arrivions pas à parler et à bouger. Mentalement, nous étions au fond du trou. Et plus les heures passaient, pire c'était : insomnies, colère, dépression. On avait inventé une nouvelle maladie : le syndrome d'Istanbul.", raconte Andrea Pirlo dans son autobiographie, "Je ne me sentais plus joueur de foot. Pire, je ne me sentais plus homme, je n'osais plus me regarder dans le miroir. Je n'ai jamais revu ce match, cela fait trop mal." Des mots forts mais tenus par tous les protagonistes de ce traumatisme lorsqu'ils sont amenés à en reparler. Pour passer outre, Gattuso avait tout simplement demandé à partir : "J'étais complètement perdu. Galliani m'a enfermé pendant sept heures dans la salle de trophées du club pour me convaincre de rester."

Paolo Maldini, qui avait pourtant déjà donné avec la Squadra Azzurra avec des défaites aux penalties aux Mondiaux 90, 94 et 98 et au Golden Goal à l'Euro 2000 et à la Coupe du monde 2002, fut également très secoué : "J'ai repensé pendant plusieurs mois à cette défaite, j'étais convaincu que c'était ma dernière occasion de remporter une Champions League." Le légendaire numéro 3 a également tenu à démentir une légende qui veut que lui et ses coéquipiers aient exulté dès la mi-temps : "La tension était très forte, on hurlait, Ancerlotti nous a dit de nous taire pendant cinq minutes." Ce dernier confirme dans son autobiographie : "On applaudissait, on essayait de se charger en énergie positive. J'ai laissé…




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