Voile - Vendée Globe : Vincent Riou jette l'éponge

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Voile - Vendée Globe : Vincent Riou jette l'éponge
Voile - Vendée Globe : Vincent Riou jette l'éponge

Cinquième du classement au pointage de 15h00 ce mardi, Vincent Riou a annoncé qu’il abandonnait l’édition 2016 du Vendée Globe suite à une avarie de quille liée au choc avec un OFNI.

Vincent Riou était dans le groupe de tête du Vendée Globe quasiment depuis le départ mais, après seize jours de navigation, le skipper de PRB a annoncé ce mardi qu’il mettait un terme à sa participation à l’épreuve. Le navigateur a justifié sa décision par une avarie de la quille de son monocoque, consécutive à un choc avec un Objet Flottant Non-Identifié (OFNI) dimanche matin sur le chemin du Cap de Bonne-Espérance. La quille, en effet, est entrée en résonance et fait un bruit toujours plus important, signe qu’un problème était survenu. Vincent Riou a pu constater l’étendue des dégâts à l’axe de quille, une pièce pourtant construite en titane, alors qu’une rotule en plastique s’est cassée, provoquant un frottement entre l’axe de quille et son support. S’il continue sa route, Vincent Riou risque d’aggraver le problème, voire de perdre la quille, élément majeur de l’embarcation. La décision d’abandonner a été prise après avoir consulté un cabinet spécialisé et l’architecte du bateau, qui ont étudié la situation avant d’assurer que ce n’est pas sécurisé de continuer ainsi.

Riou : « La déception est importante »

« La déception est importante. Mais c’est comme à chaque fois, il faut continuer à vivre et pour moi, la suite, c’est ramener mon bateau en toute sécurité quelque part à terre, a déclaré Vincent Riou sur le site officiel du Vendée Globe. La nuit de dimanche à lundi, j’ai eu un petit choc sur le bulbe. La quille est partie en fréquence vibratoire. Elle a commencé à se balader d’un bord à l’autre. Ça s’est arrêté assez rapidement. Je n’en ai pas fait plus de cas que cela. Des petits chocs sur la quille dans les courses au large, on en a régulièrement. Celui-là ne me paraissait pas très fort. Vers la fin de la nuit, j’ai commencé à entendre des craquements autour de la quille. Des craquements que j’avais déjà entendus car ça m’était déjà arrivé d’avoir des petites frictions de carbone entre la coque et la quille. »

Riou : « Compliqué de s’engager avec une avarie comme celle-là »

« Mais au fur et à mesure, le bruit s’est amplifié. J’ai commencé à me poser des questions, à réfléchir à ce qui avait pu arriver, a assuré Vincent Riou. J’ai commencé à consulter. J’ai continué à naviguer pendant 24 heures. Mais le bruit n’a fait qu’augmenter jusqu’à hier (lundi) en fin de journée où j’ai commencé à entendre des bruits métalliques en plus des bruits de carbone. J’ai compris que le palier était endommagé et que l’axe commençait à toucher la cage du palier. J’ai contacté les gens qui ont travaillé sur ce bateau. Ils ont essayé d’imaginer ce qui pouvait se passer. Ils m’ont amené à la même décision : à court terme, ce n’était pas risqué car les pièces sont largement dimensionnées mais assez vite, cette friction métal sur métal risquait des dégâts plus graves. C’est compliqué de s’engager sur un tour du monde avec une avarie comme celle-là. » Il s’agit du troisième abandon après ceux de Tanguy de Lamotte et de Bertrand de Broc.
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