Voile - Vendée Globe - Jean-Pierre Dick : « Le Vendée Globe, ce sont nos Jeux Olympiques à nous »

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Voile - Vendée Globe - Jean-Pierre Dick : « Le Vendée Globe, ce sont nos Jeux Olympiques à nous »
Voile - Vendée Globe - Jean-Pierre Dick : « Le Vendée Globe, ce sont nos Jeux Olympiques à nous »

Le 6 novembre prochain, Jean-Pierre Dick s’élancera pour son quatrième Vendée Globe, sur son monocoque St Michel-Virbac. Le Niçois de 51 ans espère tirer son épingle du jeu dans ce tour du monde ultra-concurrentiel, où le défi technologique sera plus important que jamais.

Jean-Pierre Dick, que peut-on en attendre de cette huitième édition du Vendée Globe ? L’édition est passionnante. Il y a une problématique technologique importante, avec l’arrivée d’une révolution dans le monde de la voile, que sont ces appendices porteurs, ces foils. Comment ça va se passer au large ? Est-ce qu’on a bien positionné ces foils en termes de structures ? Est-ce qu’ils vont casser ? Est-ce que ça va apporter un gain de vitesse supplémentaire ? Tous les nouveaux teams, avec les nouveaux bateaux, ont pris cette décision de faire ces appendices, y compris moi (sourires). Ce pari, j’y crois, mais comme toute entreprise, elle a un côté un peu risqué. Aucun team ayant fait ce pari peut vous regarder droit dans les yeux en disant « ça va marcher, j’en suis 100% sûr ». On a tous une petite boule au fond de nous et on espère que tout va tenir. Les marins devront être capables d’avoir un bon jugement sur la façon de les gérer. Avec 29 participants au départ, ce Vendée Globe s’annonce plus difficile que jamais... C’est une édition difficile, je ne vais pas le cacher. Le niveau est très relevé. Tout le monde a envie de le gagner, ce Vendée. Les sponsors sont là... Ce sont un peu nos Jeux Olympiques à nous, notre championnat du monde. Ça va être difficile, mais c’est aussi pour ça que la victoire est jolie. Il y a toujours eu de grands vainqueurs du Vendée Globe. La mer sait déceler nos maillons faibles. Le vainqueur est celui qui aura le moins de faiblesses dans son arsenal. Il faut savoir être bon partout, n’avoir aucun point faible et ce n’est pas facile. Le Vendée Globe, c’est un plus un défi humain, sportif ou financier ? C’est un peu tout. Une fois qu’on a un très gros sponsor, ça devient un défi sportif et humain. Pour ceux qui partent de rien, comme c’était mon cas sur ma première édition, c’est aussi un défi économique. On le vit de différentes façons. Evidemment, pour celui qui va gagner, le défi économique est derrière lui, il n’a plus que le défi humain et technique. Mais ça reste de toute manière une course où l’humain est prépondérant. On ne peut gagner simplement en achetant les meilleurs. A un moment, on est soi-même sur le bateau et on doit gérer tout seul les problèmes, et ça, ça ne s’achète pas.
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