Voile : François Gabart, un immense chantier avant de s?envoler ?

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François Gabart au coeur du chantier de son futur trimaran, à Lorient, qu'il espère mettre à l'eau dès cet été.
François Gabart au coeur du chantier de son futur trimaran, à Lorient, qu'il espère mettre à l'eau dès cet été.

Le ciel est menaçant sur le port de Lorient en cette fin de semaine. Les entrepôts, sans âmes, se succèdent. Difficile de trouver facilement celui de SDK, là où se bâtit le prochain trimaran Macif de François Gabart. Le vainqueur du dernier Vendée Globe doit donner de sa personne, sortir sur la route et nous retrouver afin de nous indiquer la voie. À 32 ans, veste polaire sur les épaules et téléphone portable dans la main droite, le skipper est un homme pressé. Claquettes au pied, il nous fait découvrir son nouveau challenge : bâtir un trimaran afin de partir à la conquête du record du tour du monde à la voile en solitaire.

"Concevoir un bateau, une chance rare" (Gabart)

Dans l?entrepôt de l?entreprise du Morbihan, on s?affaire. Des dizaines d?employés polissent et façonnent le nouveau bateau. La coque centrale est posée au milieu des échafauds dans ce hangar de 1 300 m2, installé pour la construction de Spindrift, l?ancien Maxi Banque populaire V qui a permis à Loïck Peyron de remporter le Trophée Jules-Verne en 2012. "Il y a peu de chantiers qui sont capables de construire un tel bateau", s?enthousiasme François Gabart. Son trimaran présente des mensurations impressionnantes : 30 mètres de long, 23 mètres de large et un mât qui culmine à 36 mètres. Depuis dix-huit mois, entre 20 et 50 personnes travaillent sur ce projet. "Je coordonne de façon générale les équipes, ajoute-t-il. J?ai une vision globale...

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